Archives pour la catégorie Portraits

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THOMAS ROUSSEAU BRILLE A DEAUVILLE

Après sa belle victoire de l’étape du Grand National de Cluny avec Aresse M, Thomas Rousseau est arrivé à Deauville aussi décontracté que déterminé. Photo: Thomas Rousseau  et Toldède de Mescam

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Pour ce premier concours du mois de mai, le PIC de Deauville affichait complet avec un millier d’engagements et la seule épreuve qui n’a pas affiché complet c’était le Grand Prix Pro 1 à 140. Elle a réuni tout de même une cinquantaine de très bons cavaliers avec, en guest star, Pénélope Leprevost qui s’est présentée sur la piste de départ avec trois chevaux, dont Ratina d’la Rousserie et le très prometteur Tobago Chevrier. Tobago s’est retrouvé au barrage mais une barre par terre le place neuvième. Photo: Pénélope et Tobago

P Leprevost et Tobago Chevrier

Thomas Rousseau a ouvert le barrage de l’épreuve phare avec Tolède de Mescam, la puissante fille de Mylord Carthago qui a couru le week-end dernier à Cluny et qui a décidé de briller sous le soleil de Deauville. En effet, le tracé et le chrono du couple  vont se révéler imbattables. Photo: Thomas imbattable pour le GP d’Equidia Life

T Rousseau et Tolède

Eugénie Angot sur Turquoise d’Ivraie, une petite jument grise aussi généreuse qu’agile, est partie avec un très bon train et n’a pas baissé le tempo en donnant l’impression d’aller plus vite que Thomas, mais sa jument ayant moins d’action, elle est restée 2 secondes derrière Tolède. Photo: Eugénie Angot, très rapide et en confiance

E Angot

Thomas Rousseau traverse actuellement une très bonne passe – non content d’être le premier, il est réapparu sur la piste avec sa deuxième monture, Qeyraz de Rochefort, un bel étalon alesan brûlé de 12 ans, et il a réussi l’exploit de se placer deuxième, en tentant de battre son propre chrono. Qeyraz, qui a gagné la veille une épreuve Vitesse à 130 a fait une très bonne impression par sa franchise et son agilité. Photo: Thomas et Queyraz

rousseau et queyraz

Du coup, Eugénie Angot s’est retrouvée en troisième position, suivie par Rudy Cock en compagnie de son infatigable complice, Vargas de Ste Hermelle. Photos: Eugénie et Rudy à la remise des prix

e angot heureuse 3ème

rudy cock 4ème

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PENELOPE S’IMPOSE A ANVERS

Pour son premier grand concours 5* Flora de Mariposa a brillé de tous les feux en remportant dans un style magnifique le Grand Prix de Global Champions Tour à Anvers. La jument a démontré toute l’étendue de son talent et de sa générosité. Bien reposée, en forme et de tout cœur avec sa cavalière, elle survolée les deux tours et a donné un véritable festival pendant le barrage.

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Première à partir dans ce barrage à cinq, dominé par les femmes – Lauren Hough avec Ohlala sera cinquième et Meredith Michaels Beerbaum sur un très grand Unbelievable terminera quatrième son cheval étant nettement moins rapide que les chevaux-chats qui se sont placés au top du podium. La cavalière normande a eu le désavantage de partir la première au barrage et elle a imposé un tempo que personne ne sera capable de battre – 33.09 secondes. Le valeureux Casall Ask, 17 ans, toujours vif, bon pied bon œil a serré au mieux tous les virages mais face à la jeunesse lancée à toute allure a dû s’incliner en terminant à une très bonne troisième place  – son cavalier Rolf Goran Bengtsson a quitté le podium trempé par le champagne, Simon et Pénélope l’arrosant de concert.

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Car le duel final s’est joué entre la Normande et le numéro un mondial Simon Delestre sur son bondissant Ryan des Hayettes. Deux chevaux se ressemblent physiquement et par leurs qualités : petits de taille et grands de cœur, de la même robe et incroyablement généreux, agiles et rapides. Pour le Grand Prix du vendredi soir Pénélope et Simon se sont déjà affrontés pour le final et là c’est Simon avec Quaprice Boismargot qui a pris la tête devant Vagabond de la Pomme derrière de… deux centaines d’une seconde – comme aux courses. Photo: Simon au barrage

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Le week-end à Anvers a été très concluant pour tous les Normands qui ont ressortis leurs meilleurs chevaux. Patrice Delaveau avec Orient Express qui revenait vers un 5* après des mois d’absence a sauté très bien, tourné comme lui seul peut le faire, la faute sur le premier obstacle du premier tour l’a privé de barrage mais lui a donné une très bonne sixième place. Kevin Staut encompagnie de Rêveur de Hurtebise est juste derrière – il a fait une faute dans la deuxième manche.

Après la magnifique victoire de Bosty avec Coud’cœur de la Loge qui a emballé Mexico la semaine dernière, les cavaliers français se démarquent et se remarquent sur le circuit international. Pourvu que ça continue !!!

Photos: Stephano Grasso pour GCT

Tous les résultats: http://eventcontent.hippoonline.de/1144/1144zeitplanENG.htm

 

Axelle Lagoubie et Rubelia 1ère

AXELLE LAGOUBIE MENE LA DANSE A SAINT LO

La meilleure cavalière du CSI *** de la semaine dernière revient cette semaine au Pôle Hippique de Saint-Lô et prouve, une fois encore, qu’il faut compter désormais avec son talent et sa détermination. En tête du Grand-Prix 130 parrainé par normandie-terre-de-cheval.fr avec Quishna des Bois, une fille de Dollar du Murier, elle emporte également le soir l’épreuve chrono à 140 avec Rubelia, sa fidèle petite jument alezane, fille de Bourgraaf. Photo: Axelle et Quishna à la remise des prix

Axelle Lagoubie et Quishoa des Bois GP NTDC

Son secret : beaucoup de talent, encore plus de travail, envie de s’améliorer sans cesse et la toujours la même motivation : quel que soit l’épreuve, son prestige ou sa dotation. Axelle monte beaucoup de jeunes chevaux avec son coach Romain Bourdoncle et profite de la science de Jean-Paul Lepetit, le chef de piste de talent, qui construit les parcours très délicats techniquement permettant aux cavaliers et aux chevaux d’apprendre et de progresser pour pouvoir se mesurer aux cavaliers de niveau international.Axelle progresse et ses chevaux progressent avec elle – le travail effectué avec le jeune Valmy de la Lande a été apprécié par la star  Michael Whitaker qui a acheté le cheval à Saint-Lô !Photo: la gagnante du GP 130 apprécie bien les bonbons!

Quishoa remise des prix GP NTDC
Il faut constater, en regardant le Grand-Prix au nom de normandie-terre-de-cheval s’adressant aux cavaliers Pro 2 que peu de cavaliers peuvent actuellement se mesurer au niveau international d’un bon niveau – pas tant par la qualité de leurs chevaux capables de sauter sans problème les obstacles à 130 mais par la capacité technique des cavaliers à construire un tour technique qui demande un bon dressage du cheval et sa confiance. Sur 93 partants on a noté 15 sans-fautes mais on a assisté à plusieurs tours pénibles, aux destructions des obstacles, à l’incompréhension totale des chevaux confrontés aux difficultés du parcours. Dans le palmarès de l’épreuve on retrouve donc, logiquement, les meilleurs cavaliers avec leurs jeunes chevaux. Axelle Lagoubie gagne le barrage avec Quishna des Bois, une jument aussi énergique que généreuse qui survole la piste en 38.51. Laurent Goffinet sur T’Intely Lande est deuxième en 41.08. Photo: Laurent Goffinet, 2ème

Laurent Goffinet 2ème GP NTDC

Benjamin Ghelfi avec sa bonne Utopie du Barquet, produit de l’élevage familial, se place 3ème en 42.81 et Joanna Parkinson avec un bien-nommé Inch Allah DB est quatrième. Photo: les deux à la remise des prix

Benjamin Ghelfi et Utopie du Barquet 3ème GP NTDC

joanna Parkinson

On remarque Nicolas Donati, avec son étalon Continuum, fils de Contender, très puissant et concentré, placé 6ème. Photo: Nicolas Donati, ravi de son cheval « un très bon élève »

Nicolas Donati et Continuum 6ème GP NTDC
Le samedi soir c’est une épreuve de vitesse à 140 s’adressant aux cavaliers Pro 1 qui s’est déroulé dans le hall du Pôle Hippique de Saint-Lô en proposant à des rares spectateurs (bien loin de l’ambiance du CSI de la semaine dernière) une épreuve sportivement très intéressante. Axelle Lagoubie a engagé ses trois meilleurs chevaux – elle a ouvert le bal avec Rolex de la Lande qui a fait un tour à son rythme et avec un chrono de 68.89 il sera classé 4ème , Norway de la Lande, son cheval de tête, a été plus rapide mais a fait tomber une barre et finalement c’est avec Rubelia, avec qui la cavalière a pris une option d’un virage très court sur la dernière ligne, que la cavalière s’est adjugé la victoire en 64.10 secondes. Photo: la gagnante

Axelle Lagoubie et Rubelia portrait

Laurent Goffinet avec Rêve de la Chaule (Calvaro) garde encore une fois la deuxième place avec un chrono de 64.91 qui semblait imbattable jusqu’au dernier tour d’Axelle, justement. Photo: Laurent à la remise des prix

Laurent Goffinet 2ème

Yannick Le Craver sur Trompette de Nuit, une jeune jument de 8 ans, fille de Zandor Z est troisième en 66.37.Photo: Yannick Le Craver, heureux troisième

Yannick Le Craver Trompette de Nuit

Axelle revient encore au classement avec son Rolex de la Lande, 4ème avec un chrono 68.89. Christian Hermon et Matamoros La Silla est 5ème, Alexis Gautier avec Oliday d’Ira 6ème, Christophe Grangier sur Chackpoint Chacco prend la 7ème place et Steve Rousseau avec Bella de Preuilly est 8ème.

FRANCK SCHILLIWAERT EN TETE DU GRAND PRIX 140 LE DIMANCHE
Le dimanche pour le GP 140, difficile mais formateur comme toujours, c’est Franck Schillewaert avec Salto des Nauves HDC qui a emporté l’épreuve en 38.40 secondes. Salto des Nauves est un jeune cheval de 9 ans, fils de Dollar de la Pierre  qui manifeste un bon  potentiel et qui poursuit sa formation pour le compte du Haras des Coudrettes.

Ils étaient huit barragistes sur 38 couples participants. Bruno Coutureau avec Maïdélis d’Elke se retrouve deuxième en 40.23, Rudy Cock sur Vauban de Ste Hermelle est troisième en 40.54. Christian Hermon associé à Matamoros LS La Silla (40.71) prend la quatrième place alors que P.Miran sur Rye Val de Mai (42.70) est cinquième. Alexis Deroubaix avec Soho du Plessis a bien tenté le tout pour le tout et abattu le chrono à 37.09 mais avec une faute il se retrouve sixième. Pareil pour Alexandra Ledermann avec Requiem de Talma, septième (4 points 37.27). Stéphane Dufour avec Quadrio Tame est huitième (8 points ).

G DE COLIGNE REMISE DES PRIX

GEOFFROY DE COLIGNY UN AUTRE CHAMPION A SAINT LO

Geoffroy de Coligny a 24 ans et depuis quelques mois il fait savoir qu’il va falloir compter avec lui dans l’avenir. Pendant le CSI de Saint-Lô Geoffroy a perdu du peu la grande épreuve de vitesse du samedi soir en se plaçant deuxième derrière le cavalier brésilien Yuri Mansur Guerios. Le parcours de jeune cavalier normand avec Raimondo du Plessis, son SF de 10 ans  a été vraiment très spectaculaire, le cheval et son cavalier ont survolé les obstacles sans aucune hésitation ni sursis. C’est un cheval très énergique et très généreux, confiait le cavalier. Il y va de tout son cœur et ne se pose pas de questions. Il m’a été confié jeune par Monsieur Volkaert car je monte des chevaux de son élevage. Photo: le couple vole le samedi soir

GEOFFROY DE COLIGNY ET RAIMONDO DU PESSIS

Le dimanche matin Raimondo du Plessis se retrouvait en course pour « Le petit Grand Prix » à 140 qui a été un peu moins compliqué techniquement et du coup 16 cavaliers ce sont retrouvés au barrage – c’est donc la vitesse, la souplesse et l’agilité qui allait décider du classement. Deuxième à partir, le Brésilien Pedro Veniss avec Shou d’Ouilly, une jument normande d’élevage d’Alexandra Le Bon a imposé le chrono de 38.47 dans un style très classique avec une belle puissance et qui va rester imbattable jusqu’au passage de Geoffroy. Photo: Pedro Veniss et Shou d’Ouilly et Geoffroy sur le parcours du petit GP

PEDRO VENISS ET SHOU D'OUILLY BARRAGE

GEOFFROY DE COLIGNY ET RAIMONDO DU PLESSIS

Le cavalier normand a réussi à le descendre à 36.90 secondes et à battre ainsi le pilier de l’équipe brésilienne, l’un des deux cavaliers qui ont réussi le double sans-faute à la très difficile finale de la dernière Coupe des Nations à Barcelone. C’était, une fois encore, un survol des obstacles avec un cheval lancé à toute vitesse, souple et agile qui ne saute pas trop haut ce qui lui donne la possibilité d’aller très vite.  Photo: le couple gagnant

G DE COLIGNY ET RAIMONDO REMISE DES PRIX PORTRAIT

Alexandre Fontanelle avec Quaprice de L’Etivan réussit à décrocher une belle troisième place et Marc Dilasser, très combatif avec Clifton, se place quatrième. Photos: Alexander Fontanelle et Marc Dilasser

ALEXANDRE FONTANELLE ET QUAPRICE BARRAGE

 

MARC DILASSER ET CLIFTON

Caroline Nicolas, la championne de France des cavalières qui s’est retrouvée au barrage avec ses deux chevaux a malheureusement fait tomber deux fois une barre. Photo: Caroline Nicolas au barrage

CAROLINE NICOLAS ET QUARY DU COTY BARRAGE

Le plateau des cavaliers a été vraiment très beau, la victoire de Geoffroy de Coligny est donc d’autant plus remarquable.

G DE COLIGNY 1ER PETIT GRAND PRIX SAINT LO

Dans le Grand-Prix de l’après-midi Geoffroy a choisi de monter son cheval de tête, Qaid Louvière, un fils de Mister Blue, qui a fait un très beau tour tout en équilibre et en puissance avec une malheureuse faute. Je l’ai pas très bien monté pour aborder de ce spectacle a avoué le cavalier normand, mais c’est un cheval très puissant et respectueux que je monte depuis son jeune âge et il me fait confiance.

Geoffroy de Coligny– un cavalier normand d’avenir.

 

 

YURI MANSUR GUERIOS

LA FIEVRE DU SAMEDI SOIR AU RYTHME DU BRESIL

Yuri Mansur Guerios avec Cornet’s Dream, le fils de Cornet Obolensky, ont été imbattables le samedi soir 24 octobre dans cette épreuve au chrono à 145 aux couleurs de la Région Basse Normandie. Geoffroy de Coligny avec son jeune Raimondo du Plessis ont gardé une superbe deuxième place et Jérôme Hurel avec Urano s’est placé sur la troisième marche du podium. Photo: Youri et Cornet’s Dream

YURI MANSUR GUERIOS ET CORNET'S DREAM 1ER

Jean-Paul Lepetit a préparé encore une fois un parcours en subtilité technique. Trois combinaisons de doubles : la première du côté près du public, la deuxième, avec un obstacle de normandie-terre-de-cheval.fr, dans un virage très serrée, avec des foulées d’abord qui devaient être calculées très judicieusement – et quand ce double délicat était passée on se précipitait un peu trop sur la dernière combinaison placée un peu de biais en fausse ligne droite, qui se révélait très fautive. Et si on résistait à cette difficulté il restait encore le dernier oxer, placé vers la sortie en face de l’écran géant. Le résultat : à peine une dizaine de cavaliers sur 64 participants ont réussi un parcours sans faute. photo: Geoffroy de Coligny et Raimondo du Plessis

GEOFFROY DE COLIGNY ET RAIMONDO DU PESSIS

Le cavalier italien Francesco Franco avec sa jument grise a été le premier à signer le sans-faute avec un bon chrono de 64.72. Photo: le couple italien

FRANCESCO FRANCO

Claudia Gisler avec Touchable pour la Suisse a été encore plus rapide et finira quatrième en 63.34 secondes. Photo: le couple suisse

CLAUDIA GISLER ET TOUCHABLE

Jérôme Hurel a déroulé ensuite un parcours très maîtrisé, avec Urano, un fils de Baloubet Du Rouet de 11 ans en affichant le chrono de 63.02. Photo: Jérôle et Urano

JEROME HUREL ET URANO

Mais il n’a pas gardé sa place du leader bien longtemps. Le jeune Geoffroy de Coligny est arrivé avec Raimondo du Plessis, le jeune cheval de plus en plus en confiance et de plus en plus performant et ils ont mis le turbo. Le parcours a été survolé en 62.58 sans aucune fausse note. Le chrono semblait imbattable mais Yuri Mansur Guerios a démontré le contraire – le cavaliers brésilien et Cornet’s Dream ont pris tous les risques et ont touché quelques barres mais la chance a été avec eux et avec elle cette superbe place du gagnant avec le chrono de 60.26. Jean-Maurice Bonnot qui a emmené à Saint-Lô toute la jeune équipe brésilienne a été ravi. Mark Dilasser avec Siamoise Minotiere a bien tenté de le battre mais a dû s’incliner – avec 63.42 il a été 5ème. Photo: Geoffroy de Coligny heureux en argent malgré un cheval très énervé par le flot sur sa tête!

GEOFFROY DE COLIGNY

Photo: Jérôme Hurel et Urano, 3ème, encore un bel étalon pour Jérôme…

JEROME HUREL

Ils étaient nombreux à vouloir battre le superbe chrono de Yuri Mansur Guerios – mais ni Philippe Rozier avec Rahotep de Toscane ni Axelle Lagoubie avec Rubelia, ni Julien Epaillard avec Pigmalion du Rozel  n’ont pas réussi l’exploit et ont fini par faire tomber des barres.    Photo: Claudia Gisler et Touchable pour la Suisse, 4ème

CLAUDIA GISLER

Marc  Dilasser avec Samoise Minotiere, 5ème

MARK DILASSER

 

Et le coupable, comme toujours à Saint-Lô, Jean-Paul Lepetit

JP LEPETIT

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MEETING D’AUTOMNE OUVRE LA SAISON INDOOR A SAINT LO

Du mercredi 21 au dimanche 25 octobre les passionnés du CSO et de l’élevage de sport vont se retrouver au Pôle Hippique de Saint-Lô pour assister au CSI *** et CSI* qui a l’habitude de réunir le gratin international du saut d’obstacle appréciant les belles installations, l’organisation et l’ambiance du concours. Le chef de piste habituel du concours, Jean-Paul Lepetit étant connu pour ses talents de construire les parcours exigeants et variés, le CSI*** sert d’une belle préparation pour le CSI***** à Lyon. Samedi soir à 19.30 le Prix de la Région à 145, suivi de l’Epreuve de puissance qui a toujours les faveurs du public. Le dimanche c’est traditionnellement le Grand Prix de la Ville de Saint-Lô à 150 qui va clôturer l’événement en beauté. Photo: Le gagnant de l’année dernière: Bosty et Qoud’Coeur de la Loge.

Un plateau exceptionnel des cavaliers est annoncé : Roger Yves Bost, le vainqueur de l’année dernière sera associé à Quartz de la Lande SF, Sunshine du Phare SF et Sydney une Prince SF; à ses côtés les cavaliers normands : Julien Epillard, Timothée Anciaume, Aymeric De Ponnat, Gilbert Doerr , Marc Dilasser, Alexis Gautier, Laurent Goffinet, Olivier Guillon, Axelle Lagoubie, Alexandra Ledermann, Caroline Nicolas, championne de France en titre et aussi Philippe Rozier, Alexandre Fontanelle ou Jérôme Hurel. Une semaine avant Equita’Lyon, le jumping de Saint Lô accueille également de nombreux cavaliers étrangers : Michael Whitaker  avec Viking, mais aussi William Whitaker et Guy Williams pour la Grande-Bretagne, l’Américaine Lauren Hough avec Royalty des Isles SF et Ohlala Today, le brésilien Pedro Veniss avec Rissoa d’Ag Bois Margot SF, le Néerlandais Wout Jan Vans Der Schans…. Assurément de beaux moments en perspective…

Tout au long du CSI on suivra les Challenges du Meilleur Cavalier, Cavalière, Cheval pour les deux concours. Le site Normandie Terre de Cheval est heureux de s’associer au Challenge de la Meilleure Cavalière CSI 3*.

Jumping International est traditionnellement accompagné par Journées Selle Français avec la finale nationale des étalons 3 et 2 ans. Le vendredi à partir de 20h et dimanche après 18.30 auront lieu les Ventes Nash.

Et cette année les Poulains de Cœur proposent des saillies de nombreux étalons.

Vendredi 23 Octobre vers 20 heures en ouverture des ventes NASH : Number One d’Iso – Urano de Cartigny – Lando – Jarnac – Utrillo VD Heffinck – Ogano Sitte – Nervoso – Cornet Obolensky

Dimanche 25 Octobre vers 14 heures juste avant le GP CSI*** : Trésor de Virton – Contendro + 1 paillette Cornet Obolensky – Montender Bois Margot – Mylord Carthago – Diamant de Semilly – Quintero – Vagabond de la Pomme – Vigo d’Arsouilles

Tout le mois de Novembre sur www.mymajorcompany.com( Les Poulains du Cœur pour Graines d’Avenir ) : Kraque Boom – Norman Pré Noir – Von Chacco Ixe

Remise du chèque final le 5 Décembre au Salon du Cheval à Villepinte.

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AIX LA CHAPELLE OU LA SAGA D’UN CHAMPIONNAT

Sur le podium des Championnats d’Europe à Aix-la-Chapelle, en Allemagne,  ce dimanche 23 août, trois champions de jumping, trois destins incroyables et trois personnalités aux nerfs d’acier. Le Hollandais Jeroen Dubbeldam, champion de monde aux JEM de Caen l’année accroche encore une fois la médaille d’or, il sera aussi Champion d’Europe pour deux ans, avec le même cheval, Zenith, un KWPN de 11 ans, petit-fils de Fuego du Prelet SF. Le couple se concentre sur les championnats, ne court pas les étapes du circuit de Jan Tops, il doit briller et motiver les cavaliers hollandais pour les échéances sportives les plus prestigieuses. Zenith n’a pas touché une barre mais après l’épreuve de chasse le mercredi 19 a été classé 16ème, juste après Simon Delestre. Et Jeroen doit avoir les nerfs d’acier pour ne pas être déstabilisé par la réaction de son cheval qui, avant d’entrer en piste pour la finale du dimanche a marqué un très vif désaccord – manifestement il n’avait plus envie de revenir faire des efforts sur ce stade impressionnant. Jeroen a tenu bon, le visage crispé, en soignant chaque foulée d’un parcours très technique et compliqué pour les grands chevaux et il a transmis sa motivation au Zenith. Il est le seul à ne pas faire de faute tout au long du championnat qui devait sembler interminable aux cavaliers et à leurs montures.

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La médaille d’argent est accrochée au cou d’un autre cavalier d’exception qui, contrairement à Dubbeldam, n’a pas un fond olympique comme sponsor et partenaire et a beaucoup souffert de la désinvolture de ses propriétaires qui vendaient des chevaux dès qu’ils arrivaient à haut niveau. Gregory Whatelet avec Conrad de Hus, un fils de Con Air, propriété du Haras de Hus, forment désormais un couple qui dure, qui gagne et  qui, on l’espère, ne sera pas dissocié prochainement pour des raisons commerciales, car la perspective des JO fait monter la pression et les enchères autour des meilleurs chevaux. Le couple a fait tomber une seule barre et Gregory à lui tout seul n’a pas pu empêcher la descente aux enfers de son équipe qui se trouve privée des JO. Il fallait garder le moral pour se concentrer pour la finale individuelle du dimanche. Le cheval qui a déjà démontré son respect et sa confiance (une très belle victoire au GCT à Chantilly) a prouvé aussi qu’il a des ressorts physiques pour affronter les efforts pendant plusieurs jours – il a sauté toujours avec la même conviction et la même fraîcheur dans son très beau style parfaitement classique. Aucune barre par terre pendant la finale individuelle et le titre tant convoité enfin à son palmarès. Le travail acharné pendant des années a enfin payé, le bonheur était au rendez-vous.

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A la place du troisième mousquetaire avec une médaille en bronze Simon Delestre, associé à son petit cheval « extraterrestre » Ryan des Hayettes, fils d’Hugo Gesmeray qui a volé au-dessus des obstacles hautes et larges et a su s’adapter aux difficultés techniques en changeant le nombre de foulées à la demande de son cavalier. Après les deux étapes comptant pour le classement des nations Simon totalisait 6.67 points et se retrouvait à la 14ème place avant la finale du dimanche. Normalement trop loin pour viser le podium mais la loi du sport fait parfois des miracles, surtout quand le classement se fait dans un mouchoir de poche. La première manche de la finale individuelle du dimanche s’est révélée très délicate techniquement avec un triple placé directement après la rivière, il fallait donc reprendre parfaitement pour passer le triple sans toucher une barre, c’était vraiment très compliqué et les meilleurs s’y sont cassés les dents, dont tous les Allemands. Ils étaient seulement quatre à réaliser un double sans-faute au cours de cette finale : Dubbeldam, Whatelet, Delestre et Kevin Staut.  En soignant le deuxième tour Simon encaisse un point de temps mais avec 7.67 de pénalité il est mieux placé que Pénélope Leprevost avec 8 points. Il monte donc sur la troisième manche du podium et Pénélope Leprevost reste 4ème avec « une médaille en chocolat ».

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PENELOPE LEPREVOST UNE EXPERIENCE AU GOUT AMER  

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Pénélope Leprevost en selle sur sa formidable Flora de Mariposa, fille de For Pleasure, a vécu ce championnat comme une expérience au goût assez amer. La jument, en forme exceptionnelle, très bien préparé et visiblement à l’aise dans cet énorme stade d’Aix la Chapelle. Le premier jour elle a ébloui tout le monde par sa rapidité et son charisme et a terminé en tête de classement en imposant son temps de référence. Le jour suivant, le jeudi 20 août la jument et sa cavalière sont encore au top de classement – aériennes, légères, on a l’impression que rien ne peut leur arriver. Vendredi, deuxième jour d’épreuves par équipes une barre tombe – une palanque isolée et très légère et la cavalière s’en veut de l’avoir « un peu négligé ». Mais rien de grave, le couple retombe à la 5ème place, mais comme tout le classement tient dans une barre rien n’est encore joué pour elle, la médaille reste à la portée de main. Dimanche, je jour de la finale individuelle, le fameux triple placé après la rivière provoque une autre faute – la jument chauffe un peu, la reprise dure une seconde de trop, du coup elles arrivent trop près de l’oxer du triple et la barre tombe. Une barre qui coûte très cher et la sépare du podium, car malgré le deuxième tour sans faute et rapide, elle reste avec une médaille en chocolat. Toutefois c’est un échec bien relatif, car compte tenu du jeune âge de la jument (10 ans) et des efforts qu’on lui a demandé, elle a confirmé une fois encore ses qualités de championne, doublé d’une formidable résistance physique et psychique. Flora de Mariposa, dirigée avec une grande subtilité par sa cavalière, prouve qu’elle a beaucoup mûri par rapport à l’année dernière. Pénélope et ses chevaux : Flora, Vagabond et aussi Ratina constitue désormais la valeur sûre de l’équipe de France.

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L’EQUIPE DE FRANCE AU TOP ET PUIS FLOP

Les championnats ont très bien commencé pour l’équipe de France qui s’est maintenue en tête de classement pendant 2 premiers jours. Et puis, vendredi, à la finale, tout s’écroule. Pénélope part la première et fait une petite faute, Simon fait pareil. Jérôme Hurel a un score assez lourd, on sait que c’est le point le plus faible de l’équipe. La pression immense pèse sur les épaules de Kevin Staut et de son Rêveur de Hurtebise. Elle semble l’écraser – Kevin fait 2 fautes et l’équipe se retrouve en dehors du podium, en 5ème place. Entre-temps les Suisses, qui ont fait une vraie contre-performance le premier jour se plaçant 13ème après la Pologne, mettent les bouchées doubles et réussissent  à remonter sur le podium avec une médaille de bronze alors que les Britanniques, pas très brillants au départ et sur qui plane le danger de non-qualification aux JO remontent à la 4ème place. L’équipe des Pays Bas, accroche, une fois encore, une belle médaille d’or, comme aux Jeux Equestres de Caen. Décidément, trop forts ses Hollandais. Les Allemands sont deuxièmes et vivent, de leur côté, une déception de taille car individuellement, le meilleur Allemand, Chrisitan Ahlmann avec Taloubet Z se place 7ème suivi par Meredith Michaels Beerabaum sur Fibonacci alors que Daniel Deusser est frappé de disqualification à cause de la trace de sang sur ses éperons. Avec un double sans-faute en final Kevin Staut a réussi à remonter à la 10ème place tout de suite après Meredith et avant Ludger Beerbaum, 12ème – dommage qu’il n’a pas réussi à se mobiliser ainsi au moment des épreuves par équipe. Les champions sont avant tout les hommes et ils ont des hauts et des bas mais on se demande quel serait le résultat finale pour l’équipe si à la place de Jérôme Hurel Philippe Guerdat a donné la chance à un jeune, par exemple, à Mathieu Billot et son Shiva d’Amaury – le cavalier a un mental d’acier et le couple est très en forme ces derniers temps.

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On a vu pendant ces championnats que certains cavaliers non connus sur le circuit 5* ses sont débrouillés vraiment bien sur cette piste difficile avec des chevaux qui se sont rapidement mis à la hauteur- comme le cavalier polonais Jaroslaw Skrzyczynski avec son formidable Crazy Quick, petit-fils de Quick Star qui termine 22ème  devant Ben Maher et Diva II et le fait de participer à une telle compétition donne les ailes aux cavaliers et à leurs montures.

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En un mot, c’est un Championnat d’Europe plein de surprises, bonnes et mauvaises, qui vient de s’achever ce dimanche 23 août à Aix-la-Chapelle en Allemagne. Photos: pages facebook Pénélope Leprevost, Simon Delestre, Gregory Whatelet

JOURS DE CONQUETE OU L’ENVERS DE DECOR PAR SABRINE DELAVEAU

SABRINE DELAVEAU

Sabrine Delaveau, écrivain, journaliste et en privé la femme de Patrice Delaveau, sacré Vice- Champion de monde aux Jeux Equestres Mondiaux à Caen le 7 septembre 2014, a suivi le chemin tortueux et souvent douloureux qui a mené l’équipe de France et Patrice vers cette seconde marche du podium et le raconte dans un ouvrage passionnant, à dévorer par tous les amoureux des sports équestres. On y découvre la soif insatiable de gagner, les instants de bonheur intense, mais aussi les moments de découragement et de doute qui ont accompagné les champions sur ce long chemin qui les a conduit vers Caen, une ville pourtant si proche.

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PHILIPPE GUERDAT ENTRE EN SCENE

Le récit commence en janvier 2013 quand les cavaliers prennent la mesure du compte à rebours qui doit les accompagner avant l’entrée sur la scène des Jeux. Il leur reste alors une année et quelques mois pour mettre en place une équipe homogène, au point techniquement, physiquement et psychiquement. Une équipe qui se doit de représenter au mieux la nation organisatrice des Jeux. Une pression énorme va donc reposer sur les épaules d’un sélectionneur et entraîneur national, car il faut à tout prix éloigner le spectre de la défaite connue au JO de Londres en 2012. Sabrine Delaveau raconte que ce sont les cavaliers eux-mêmes qui ont décidé de favoriser le destin en se débarrassant de Henk Nooren, un personnage peu charismatique qui occupait le poste du sélectionneur sans donner vraiment de sa personne ni de son temps, mais qui avait les faveurs du la Fédération. Les pages consacrées à cette bataille de couloirs et d’influences qui a fini par mettre au centre de la piste Philippe Guerdat, l’entraîneur de l’équipe belge, Suisse de son état et père du champion olympique Steve Guerdat, démontrent l’incroyable complexité de la préparation d’une équipe nationale d’un sport de haut niveau, dont les acteurs sont les couples hommes-chevaux aussi indissociables que fragiles.

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LE CHOIX DES ACTEURS

Une fois établi à son poste du sélectionneur national, Philippe Guerdat veut prouver immédiatement qu’il entend être le seul et véritable maître à bord et qu’il demande une totale confiance pour pouvoir évaluer encore et toujours l’état d’esprit des cavaliers et la forme de leurs montures. La route vers Caen sera semée d’espoir et de déceptions pour les uns et les autres. Aymeric de Ponnat avec Armitages Boy, l’un des couples favoris, va subir les contre-performances liées, on le saura plus tard, à un problème de santé du cheval. Un drame pour le cavalier qui a lutté comme un lion pour empêcher la vente de son étalon et dont le rêve s’écroule. Les couples sont regardés et testés à chaque échéance importante, à chaque sortie internationale. La tension monte, les égos s’emballent, les chevaux se fatiguent ou se blessent, les médias mettent la pression. Plus le temps avance plus les certitudes semblent fuir et la tâche du sélectionneur se complique, il faut avoir un sacré mental et les nerfs d’acier pour résister face aux critiques, à l’émotion qui submerge et aux  coups de sort qui pleuvent. Le moment peut-être le plus noir, l’étape de Coupe des Nations à Gijon en Espagne, au début du mois d’août, à un mois des JEM. Le sélectionneur veut revoir encore et encore les chevaux évoluer pendant ce concours qui dure six jours et sans enjeux pour la Coupe des nations mais qui se passe très loin – les chevaux doivent voyager 3 jours, ajoutant de la fatigue à des athlètes sortant des concours éprouvants. Et surtout, sur place, un épouvantable déluge remplace le soleil, les terrains en herbe son détrempés. Armitages Boy saute mal, Rêveur de Hurtebise HDC boîte et le pire – Myrtille Forbes Paulois, la formidable jument de Bosty avec qui il a gagné son titre de Champion d’Europe, se blesse à la réception de la rivière et cette blessure va les rayer définitivement de la liste des couples qui seront présents à Caen. Le désarroi s’empare des cavaliers, le sélectionneur décide de ne pas repartir dans la deuxième manche de la Coupe des Nations. Philippe Guerdat confie alors à Sabrine : « Je vis ma plus grande désillusion depuis que je suis entraîneur ». Mais il faut y croire encore et toujours, malgré le doute et la fatigue. Photo: Patrice et Orient Express à Caen

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Son équipe sera composée finalement de Patrice Delaveau avec Orient Express, Pénélope Leprevost avec Flora de Mariposa, Kevin Staut avec Rêveur de Hurtebise HDC, Simon Délestre avec Qlassic Bois Margot et Jérôme Hurel et Quartz Rouge en tant que remplaçant (une décision de toute dernière minute). Photos: Pénélope, Simon et Kevin sur la piste de Caen

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A Caen, sur cette belle piste du stade d’Ornano, les vingt mille spectateurs vont applaudir frénétiquement leurs champions soudés, solidaires, unis derrière l’entraîneur national.  Cette victoire de l’équipe et celle, individuelle et unique, de Patrice Delaveau, représentant la France pendant la fameuse finale à quatre, resteront dans les mémoires du sport et de la nation. Les doutes et les déceptions rencontrés sur la route vont s’effacer, mais le fait de les rappeler dans le livre, sensible et passionnant, de Sabrine Delaveau, permet de mettre cette victoire encore plus en valeur, de l’apprécier en connaissance de cause.

AUTEUR ! AUTEUR !

Sabrine Delaveau a cueilli à chaud des réflexions du « metteur en scène » mais aussi des acteurs de cette épopée hippique, où la gloire et les larmes se côtoient sans cesse et où l’objectif d’être toujours au top, de gagner encore et toujours, de voler plus haut vers les titres des champions, transforment les existences en un perpétuel défi. Photos: conférence de presse et la distribution des autographes…

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Celui qui accompagne le champion doit rassurer, soutenir, comprendre. Rester dans l’ombre comme un groom responsable du bien-être de son « crack cheval ». Sabrine Delaveau transforme l’expérience de cette vie de « la compagne d’un champion » en littérature. Elle est très soucieuse de garder une distance juste, de transmettre son vécu personnel tout en peignant le tableau d’une expérience collective. Elle nous fait voyager dans les villes, dans les hôtels en compagnie des cavaliers parfois détendus et joyeux, mais souvent préoccupés et inquiets. Le succès à haut niveau a un prix élevé, un grand champion est seul, même ou surtout au milieu de ses fans. Grâce à Sabrine nous pouvons les comprendre un peu mieux et peut-être aimer un peu mieux aussi.

Jours de conquête, Sabrine Delaveau, édition Actes Sud    Photo: Sabrine au Saut Hermès à Paris

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AXELLE LAGOUBIE CHAMPIONNE DE FRANCE 2014

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Axelle Lagoubie porte le beau titre de la Championne de France des cavalières, gagné cette année à Fontainebleau en compagnie de Rubelia, sa petite jument Selle Français de 9 ans. Une joie et une fierté pour la jeune cavalière de 27 ans qui a formé la jument « depuis toute petite » et a évolué avec elle depuis cinq années.

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Rubelia, fille du Holsteiner Bourgraaf et de Borelia par Almé  nous surprend depuis toujours – on ne pensait pas qu’elle puisse réussir à 5, 6, 7 ans, qu’elle puisse être performante à 1,30m ni, d’autant plus, à 1,40m  – et elle nous prouve toujours qu’elle peut le faire. Et c’était comme ça depuis ces premiers championnats de 4 ans. Elle est petite, tranquille, très préoccupée par la nourriture et ne donne pas l’impression d’avoir de gros moyens. Mais sur le parcours, elle saute avec tout son cœur en avançant vite. Cela fait déjà quelques années qu’on se promène sur les pistes de concours sans attirer une attention particulière, mais cette année, au CSI de Saint-Lô, ils la voulaient tous : Simon Delestre, Julien Epaillard, Michel Hécart. Le propriétaire n’a jamais voulu la vendre mais maintenant il pense faire des transferts d’embryons, avoir quelques poulains et voir ensuite. Je sais que Rubelia a actuellement assez de métier et un caractère facile qui lui permettrait de s’entendre sans trop de problème avec un autre cavalier, mais si elle partait, ça me briserait vraiment le cœur.

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Axelle est arrivée dans l’écurie de Romain Bourdoncle Tiptop cheval à Ceaux dans la Manche en 2007, à l’âge de 20 ans et elle n’est plus jamais repartie. Travailleuse, passionnée, bonne élève à l’écoute des conseils de Romain, son coach et compagnon aujourd’hui, elle est a autant d’humilité et de désir d’apprendre que d’ambition pour chercher des victoires – un cocktail parfait pour une championne ! (photo Axelle et Rolex de la Lande au travail à la maison)

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Je suis de la région de Bordeaux. J’ai toujours été une passionnée de chevaux et je voulais passer ma vie avec eux, je sortais en concours et j’avais de bons résultats en amateur. Ma mère voulait que je suive les études, j’ai donc commencé à étudier la comptabilité, mais j’ai tout arrêté pour venir faire un stage ici, en Normandie. Au début nous étions quatre stagiaires, ensuite les autres sont partis et moi je suis restée. Le travail pour l’écurie de Romain est très formateur – il y a ici avant tout les chevaux destinés à la vente. Ils viennent, on les travaille et on les sort en concours en attendant la vente. On a 45 boxes, j’ai donc monté beaucoup, beaucoup de chevaux, je ne sais pas combien, mais un chiffre important – avant on les vendait assez rapidement, maintenant le commerce tourne au ralenti, ils restent donc à l’écurie plus longtemps. Je monte les chevaux de toutes sortes : des mous, des énergiques, des souples, des raides, des brillants, des difficiles – comme ça, si je dois faire la finale à 4, je saurai m’adapter facilement ! (rires). Je monte 7 à 8 chevaux par jour. On n’a pas de palefrenier, seulement deux cavaliers qui viennent monter 2 après-midis par semaine. Il faut donc être bien organisé, car on sort les chevaux tous les jours – ils vont pas mal au paddock, sur le tapis, on les monte et surtout, on les emmène faire des galopades sur la baie du Mont Saint-Michel, qui se trouve à 1 km des écuries. C’est notre point fort – ça donne le moral aux chevaux et les habitue à avoir de l’eau sous les sabots. Nos chevaux n’ont pas peur de sauter une rivière – ils sautent tous les obstacles sans se poser trop de questions. Je préfère qu’ils aient le moral et envie d’y aller plutôt que se concentrer uniquement sur le sans-faute. C’est vrai qu’il y a  des écuries qui ne fonctionnement pas de cette manière et qui sont également compétitives, mais je n’aimerais pas être cheval dans leurs écuries…  (Photo: Axelle, remise des Prix CSI 3* à Saint-Lô)

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Ecurie de commerce, écurie de compétition – ce n’est pas toujours évident de concilier les deux. Axelle est la cavalière de Rubelia, mais il serait difficile d’avoir des résultats sportif à plus haut niveau sans avoir plusieurs chevaux dans la section « sportive » à long terme. Le jour de ma visite, Axelle s’entrainait avec un nouvel étalon, Rolex de la Lande, qui venait d’être confié au couple par l’élevage de la Lande. (Photo: Axelle et Regain d’Helby au CSI2* à Deauville)

axelle et regain d'helby Deauville

A l’origine, je voulais m’occuper des chevaux, pas forcément faire de la compétition. Mais quand on commence à gagner, on en veut de plus en plus… Le titre de la Championne de France des cavalières  m’a fait évidemment très plaisir, mais ça ne change pas ma vie de tous les jours et j’espère que j’en aurai d’autres ! Aujourd’hui, je rêve de haut niveau et j’espère un jour y arriver. A part Rubelia, j’ai maintenant dans les écuries Norway de la Lande, Regain d’Helby et Gorgio Van’t Zorgvliet – ce sont de bons chevaux de concours. Notre méthode, c’est de travailler avec les chevaux en forme mentalement et physiquement. Après, il faut faire de bonnes rencontres au bon moment et avoir un peu de chance… (Photo: Axelle et Regain d’Helby à Deauville)

axelle et regain d'helby CSI Deauville

En quittant les installations de l’écurie Tiptop Cheval – avec le manège, la carrière et 10 hectares de paddocks – je pense à la première fois que j’ai vu Axelle et Rubelia sur la piste de Saint-Lô il y a un an. Le couple m’a tout de suite paru attachant et capable d’apporter de belles émotions sportives. C’est une chose faite avec la médaille de Championne de France des cavalières. Et ce n’est qu’un début…

BILAN DES JEUX, BILAN DES BLEUS

PD podium

Deux semaines d’émotions inoubliables, d’espoirs, de déceptions parfois, mais la certitude d’avoir assisté à un événement unique et historique, qui restera certainement dans les annales du sport équestre.

Vive le sport !

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La France a comptabilisé 6 médailles, ce qui la place à la sixième place sur la liste des gagnants – La Grande Bretagne est super championne avec 15 médailles (7 d’or, 6 d’argent, 2 de bronze).  Les Pays Bas occupent la deuxième place avec un total de 18 médailles (6 d’or, 3 d’argent, 9 de bronze) et l’Allemagne se retrouve troisième avec 15 médailles (5 d’or, 7 d’argent, 3 de bronze). Les Etats Unis sont quatrième avec 7 médailles et la Belgique à la sixième place avec 2 médailles d’or et une de bronze.

Finale 7.09

On remarque une très bonne performance d’un petit pays très solidaire, qui crée des fonds pour aider les cavaliers à acheter de bons chevaux. Le cheval de Jeroen Dubbledam, Champion du Monde du Saut d’Obstacle est justement le fruit d’une telle initiative. Un fond réuni autour de 80 propriétaires qui se sont d’ailleurs déplacés pour soutenir leur champion. Une très belle histoire et il faut souligner également qu’en Allemagne et aux Pays Bas il existe un Fond Olympique qui aide les cavaliers à acheter et garder leurs chevaux. Un exemple à méditer et peut-être même à mettre très rapidement sur place avant les Jeux de Rio.    Photo: Patrice avec l’Orient Express

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Les médailles françaises sont à la hauteur des espoirs. Deux belles médailles d’argent pour le Saut d’Obstacle, avec une certaine frustration pour Patrice Delaveau, premier à l’issue des qualifications individuelles et qui a vu l’or s’envoler à cause d’un petit point de temps dépassé. Mais l’équipe française a brillé et le travail collectif accompli avec le sélectionneur Philippe Guerdat s’est révélé très payant. Une autre médaille d’argent, celle-ci inespérée, a été gagnée par l’équipe de France d’endurance, affaiblie par la vente successive des chevaux, mais qui a suivi une  sage stratégie de course consistant à ménager les chevaux, ce qui dans les conditions climatiques et de terrain particulièrement difficiles, leur a permis de finir le parcours de 160 km avec des chevaux en forme. Le lot des médailles a été complété par les voltigeurs qui ont été gratifié de l’or pour Jacques Ferrari, de l’argent pour Nicolas Andreani et de bronze pour l’équipe. Heureusement qu’ils ont été là ! Photo: Les médailles de la Voltige Homme Individuel

Voltige médaillés

La plus grosse déception vient certainement de l’équipe du Concours Complet qui, à part Maxime Livio, a perdu un peu de points au dressage et surtout a accusé les refus sur le même obstacle du cross, alors qu’ils savaient tous (à part l’ouvreur Philippe Leroy) qu’il surprenait les chevaux et posait problème à beaucoup d’athlètes en fin de course. C’est d’autant plus dommage que tous les chevaux sont arrivés relativement en forme, bénéficiant d’une très bonne préparation physique. Avec les deux barres au sol pour les premiers cavaliers en SO, la France s’est retrouvée à la quatrième place derrière une surprenante et peu expérimentée l’équipe des Pays Bas. Maxime Livio, le meilleur de l’équipe, a été classé cinquième en individuel. La malchance de l’équipe a continué par la suite. Le cheval de Maxime Livio, Qualao des Mers a été déclaré positif à un produit calmant, utilisé normalement mais interdit à l’usage pendant les compétitions. Son cheval n’était pas vraiment endormi pendant son dressage, bien au contraire, le cavalier nie farouchement et tous ceux qui le connaissent de près, ou de loin n’arrivent pas à croire à sa culpabilité. On est donc en présence d’un mystère qui peut être lié au métabolisme du cheval – le produit aurait pu être utilisé pendant le transport et non éliminé dans les règles par un cheval stressé – tout est possible. En attendant, Maxime et l’équipe sont soumis à une dure épreuve.  Photo: Maxime et Qualao des Mers en parcours de Saut d’Obstacles

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Déception également du côté de Dressage, où on n’attendait pas vraiment de Français à la finale, mais nos deux espoirs : Marc Boblet et Jessica Michel n’ont pas vraiment été à la hauteur de leurs propres performances. Par contre les meneurs des Attelages à quatre, où la France n’avait aucune prétention, a donné à l’équipe à une honorable 7 place sur 14 équipes participantes.

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L’organisation – du côté des athlètes

L’organisation de l’événement a été très soignée en fonction du confort des athlètes. Pour le Saut d’Obstacles, le chef de piste Frédéric Cottier a fait son possible pour éviter de piéger les chevaux par les efforts inutiles, en préférant compter sur les fautes liées au stress du cavalier. Les cavaliers et les chevaux ont trouvé la piste « très cheval ». Ils ont moins aimé le long et noir couloir débouchant sur l’arène et la sonorité du stade qui pouvait rendre les chevaux complètement hystériques. Mais, comme toujours, les chevaux s’y sont rapidement adaptés. C’était parfois plus difficile pour les cavaliers : même la Championne du Monde de Dressage, Charlotte Dujardin a avoué sa déstabilisation par rapport à la participation du public et les « oh !! » accompagnant les fautes : On dirait que tout le monde voit la moindre faute, c’est très déstabilisant.  Pour les cavaliers français du Saut d’Obstacle, qui devaient porter tout l’espoir de ce public généreux mais exigeant, l’ambiance était euphorisante  mais en même temps particulièrement difficile à assumer. Surtout Patrice Delaveau, rapidement positionné en leader de compétition s’est retrouvé avec une pression énorme sur les épaules et a su la gérer jusqu’au bout. Je suis bien content que cette compétition se termine, a soufflé quand même le Vice-Champion du Monde.   Photo: le Podium du Dressage

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Moins de chance ont eu les cavaliers de l’Endurance car le  parcours dans la belle campagne normande autour du Mont Saint Michel s’est retrouvé inondé sous les trompes d’eau, très glissant et dangereux pour les couples moins expérimentés ou voulant avancer trop vite. Plusieurs chutes ont marqué le parcours, dont une mortelle pour le cheval et grave pour la cavalière chilienne qui s’est retrouvée à l’hôpital avec plusieurs traumatismes – heureusement elle a pu quitter l’hôpital après un séjour de 15 jours.

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Le cross du Concours Complet, préparé pendant deux années avec le plus grand soin, s’est retrouvé inondé par la pluie et après les passages de plusieurs cavaliers le sol est devenu très lourd et glissant, provoquant plusieurs chutes. Heureusement, sans trop de gravité pour les chevaux et les cavaliers.  La qualité de terrain a provoqué plusieurs commentaires de la part des cavaliers au moment du Cross, mais au final, mais, comme ont constaté les membres de l’équipe britannique, médaille d’argent du CC : On a beaucoup parlé de la qualité du terrain de cross mais ce sont quand même les Championnats du Monde, on ne doit pas être trop surpris.  Photo: Jean Teulère sur le cross

Jean Teulère

L’organisation – du côté du public

Le public a été très présent avec 600 000 spectateurs comptabilisés. Un franc succès se manifestant par les tribunes  bien remplies pour pratiquement toutes les disciplines. Tous les athlètes ont confirmés d’une seule voix que c’était un public en or ! Très réactif et très actif, patriote mais sport en même temps, applaudissant généreusement tous les participants. Pourtant ce public n’a pas toujours été accueilli d’une manière optimale, alors que tous les spectateurs ont acheté les billets en avance, on savait donc parfaitement combien de personnes étaient attendues sur les sites.

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Le transport à la peine

A Caen, les organisateurs ont mis en place le système de navettes gratuites circulant entre les 2 grands parkings et desservant les trois sites de compétition : Le Hippodrome, Le Village des Jeux et le Stade d’Ornano.  Une très bonne idée, sauf que pendant les moments d’une très grande affluence, les navettes pas assez nombreuses (théoriquement une toutes les 15 minutes), se retrouvaient complètement paralysées  dans le bouchon et il ne restait alors qu’un seul moyen de locomotion valable : les jambes. L’expérience la plus extrême a été réservée au public du crosse du Concours Complet –  plus de 50 000 spectateurs sur le site du Haras du Pin. Pour leur arrivée on a préparé les parkings sur l’herbe mais après plusieurs journées de pluie les parkings n’étaient plus que les champs détrempés, donc impossible de se garer. C’est ainsi que la plupart des spectateurs ont été obligés de marcher plusieurs kilomètres avant d’arriver sur le site du cros. Une épreuve réservée aux vrais sportifs…

La restauration sur la faim

La réputation de la France est largement basée sur la qualité de la restauration, mais cette fois… Le Village des Jeux à Caen a été organisé autour de plusieurs restaurants, mais les autres sites de compétition ont brillé par absence de points de restauration à la hauteur de l’événement. La deuxième semaine on a fait installer autour du Stade d’Ornano des marchands ambulants de la nourriture, mais la première semaine le public qui sortait ou qui rentrait du Stade se jetait sur les seuls points de vente disponibles : une pizzeria, une boulangerie et un bar à tapas qui ont vécu les heures les plus chargées de leur existence. On a également ajouté les toilettes pour la foule de 20 000 personnes en attente devant les entrées du stade qui ouvrait ses portes à peine une heure avant le début de l’épreuve – les toilettes ont d’ailleurs été le point faible de tout le système d’organisation sur tous les sites, ce qui mettait immédiatement les visiteurs  de très mauvais humeur. Quant au public parqué devant le stade d’Ornano (parfois deux fois dans la même journée), il était forcément sous la haute tension – et heureusement qu’il faisait beau !

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Et il faut souligner encore le dévouement sans faille de 3 000 bénévoles, très présents et très souriants face à l’impatience du public désorienté avec qui ils partageaient d’ailleurs les problèmes de stationnement.

Malgré les soucis de la logistique le public vibrait et soutenait de tout cœur les athlètes. Quand on dit que pendant les Jeux en Normandie les Meilleurs Athlètes et Chevaux du Monde ont été accueillis le Meilleur Public du Monde !

Voici quelques chiffres communiquées par l’organisateur : 984 athlètes, 1243 chevaux, 74 nations, près de 600 000 spectateurs, + de 200 000 visiteurs au Village des Jeux, 1 751 médias accrédités représentants 52 pays et 20 000 peluches Norman vendues !