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LA QUATRIEME VIE DE THIERRY DUPONT

Depuis la saison dernière on voit Thierry Dupont, le cavalier bien connu de la région du Calvados, en compagnie d’Adéquat des Coteaux, un cheval fort charismatique qui saute comme une star et qui se classe facilement dans les épreuves 140 et 145 en prouvant à chaque tour sa capacité d’aller plus loin et plus haut. En même temps Thierry se retrouve à la tête d’une très belle écurie à Saint-Désir à coté de Lisieux, la propriété de Francesca Coin, sa compagne. C’est le moment de rencontrer et de parcourir ensemble quelques années qui l’ont mené vers sa belle forme actuelle.

CHEVAL OU EXPLOITATION AGRICOLE ?

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J’ai rencontré les chevaux à 11 ans quand je suis allé avec mon père chercher du fumier de cheval pour le jardin dans un centre équestre. Je suis tombé immédiatement amoureux de l’atmosphère, des odeurs, des chevaux et j’ai commencé à monter à cheval d’abord une heure, ensuite plus et finalement j’y  passais tout mon temps libre. On s’amusait beaucoup avec les copains, mon père était triste car j’avais abandonné complètement le foot… Après deux ans j’ai connu un autre club mené par un écuyer du Cadre Noir à la retraite où je suis resté une quinzaine d’années. Son club était aussi une ferme avec des terres, des vaches laitières etc. et avec le temps j’ai travaillé autant dans les deux, car j’aimais bien ce côté agricole. Côté cheval je montais beaucoup au départ, on faisait du complet car c’était son domaine de prédilection. Je faisais peu de concours et je ne connaissais même pas l’existence du circuit des jeunes chevaux. On était dans l’Orne, dans un coin de campagne assez perdu. J’ai arrêté l’école pour faire un CAP ce qui n’a pas fait plaisir à ma mère, institutrice, mais par la suite j’ai  quand même passé mon Bac .

J’ai fini par être l’employé de cette ferme que je gérais et selon les accords avec mon patron je devais reprendre l’exploitation mais je me suis rendu compte que cela n’arriverait pas et j’ai décidé de voler de mes propres ailes. J’ai déposé plusieurs dossiers pour m’installer dans l’activité agricole, j’ai laissé de côté les chevaux. Mais mes dossiers ne passaient pas la porte des banques, c’était refus sur refus .

Je suis donc revenu chez mon ancien patron et c’est là j’ai rencontré Nathalie, ma première femme, mère de mes deux filles, qui  est arrivée  dans son centre comme monitrice. Grâce à elle j’ai repris le cheval et nous avons décidé de nous installer ensemble. En 1990 on a pris une ferme en location avec une petite maison et j’ai commencé à y faire des travaux et des installations pour pouvoir travailler avec les chevaux – j’ai construit mes écuries, j’ai fait un manège avec un tunnel d’aviation, j’ai rénové la maison, j’ai appris comment faire en faisant. Comme je me débrouillais pas mal pour le débourrage, je faisais une centaine de PS par an, je faisais aussi des poulinages de trotteuses. Des amis m’ont confiés quelques chevaux en pension, dont deux bons chevaux avec qui je suis passé de la classe D à la classe B en une année. J’ai appris plus en une année que pendant les 10 ans précédents !

J’avais alors 26-28 ans et c’ est à cette période que j’ai commencé vraiment ma carrière équestre. J’ai appris en regardant les autres, je n’avais ni le temps ni l’argent pour prendre des cours. J’avais des doutes car j’étais seul avec mon équitation. J’ai monté mon premier jeune cheval de 4 ans à 30 ans, on peut dire alors que je suis aujourd’hui, à 55 ans, comme un jeune cavalier qui a commencé gamin! Avec de l’usure en plus, bien sûr…

L’ACCIDENT

Adéquat des Coteaux

Adéquat des Coteaux

Notre entreprise marchait très bien, on a pu finalement acheter la ferme, j’ai fait une grande carrière, un grand manège, 30 boxes, on organisait des concours et on a commencé à acheter des chevaux avec M. Boulay qui est resté toujours mon fidèle partenaire.

Et là, tout d’un coup, tout s’arrête. Je travaillais un jeune cheval qui s’est mis debout tellement fort qu’ il est tombé sur moi. Ma jambe a craqué comme une branche. Le chirurgien de l’hôpital de Flers m’a opéré en mettant une broche et m’a promis que j’allais pouvoir reprendre le cheval dans les  4 mois. Finalement j’ai eu 11 opérations pendant 2 ans, j’ai subi des greffes, j’ai eu une sévère infection et je me suis préparé à être amputé. J’ai été sauvé par un grand professeur, chirurgien à Louvain en Belgique.   Je suis resté dans son hôpital un mois et ça a était une vraie leçon de vie. J’ai vu tellement de malheur, de maladie de désespoir que j’ai compris qu’il ne faut pas se prendre la tête pour les petits tracas du quotidien. Ce qui compte c’est d’être en vie, c’est d’avoir deux jambes, deux bras, une tête qui marche. Je pense toujours à une dame là-bas qui avait un cancer en phase terminale et qui s’inquiétait pour moi.. On a beaucoup parlé et elle a été d’un grand soutient et l’exemple d’une vraie noblesse de cœur.

Ces deux années ont été très dures, j’ai dû affronter des problèmes de santé très invalidants, mais aussi  la vente de mon écurie, le divorce et le déménagement.

TOUT RECOMMENCE

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J’ai toujours souhaité m’installer dans le Calvados, j’ ai donc choisi cette région pour repartir et je me suis retrouvé près de Carrefour St Jean où j’ai remonté une écurie en réempruntant. J’ai du vendre ces installations  après trois ans pour acheter à St Desir à côté de Lisieux. C’était la friche, les ronces, il fallait tout construire de nouveau. Les écuries, la carrière, le manège, le rond de longe. J’avais aussi des champs pour faire un peu d’élevage. L’écurie marchait bien mais j’ai eu l’opportunité de la vendre il y a deux ans et j’en ai profité..

C’est Francesca Coin, ma compagne actuelle qui m’a persuadé de travailler moins, de me faire plus plaisir et de profiter de la vie.

Nous avons construit un assez beau complexe opérationnel sur les terres de Francesca . On peut loger une trentaine de chevaux – du coup on prend aussi quelques chevaux de propriétaires. Nous avons une belle carrière, des paddocks, tout pour être heureux. J’ai pris une part active à la construction de l’ensemble et je le gère au quotidien. Mais grâce à une bonne organisation et à la présence d’un salarié on peut partir assez souvent et profiter de la vie à deux. On achète les chevaux ensemble avec Francesca qui fait aussi un peu d’élevage.

LE COMMERCE DEVIENT DIFFICILE…

On achète maintenant  des chevaux  plus classiques pour les clients mais ce ne sont pas ceux qui m’amusent le plus.   Ce sont ces chevaux là que les gens demandent et qui se vendent bien. On demande qu’ils soient très bien dressés et dans le moule , avec une visite parfaite.. Les vrais crack chevaux ont quelque chose en plus, ils sont atypiques, pas toujours faciles à monter.

Galoubia, jument particulière avec qui j’ai fait mes premières grosses épreuves  avait une  visite moyenne, une volonté incroyable,  et un seuil de douleur très haut , elle  à tourné jusqu’à 18 ans. Tout récemment j’ai acheté un 5 an refusé par un autre acheteur car il avait un petit processus palmaire , il est top, je l adore !

ADEQUAT, GRAVITY ET LE BONHEUR AU QUOTIDIEN…

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Adéquat des Coteaux, fils de Tinka’s Boy vient de l’élevage de Rouge-Bois et je l’ai acheté quand il avait 6 ans dans une écurie près de Reims car il avait une très belle qualité de saut. A la maison j’ai découvert qu’il regardait tout, était très sensible et pas vraiment prêt à collaborer. J’ai franchement galéré pendant 2 ans… Il a un très fort caractère, n’aime pas qu’on lui impose les choses, il faut donc trouver des astuces .  Il faut toujours discuter avec lui mais il n’est jamais à la peine, il peut sauter trois jours avec la même fraîcheur, est très respectueux et adore les câlins !  C’est grâce à son mauvais caractère, finalement, que je l’ai encore aujourd’hui.  Nous avons maintenant notre mode de fonctionnement : 2 à 3 séances de plat par semaine,et du galop  sur la piste de trot en herbe.

Gravity LCH  c’est un KWPN, fils d’Andiamo de 8 ans, il est très timide et très sensible et a dû avoir des débuts difficiles. Acheté chez un marchand irlandais, revendu à David Aïssa à qui je l’ai acheté . J’ai ressenti une vraie qualité de saut mais il faut vraiment avoir beaucoup de calme et de patience pour le rassurer – j’ai mis 1 an à pouvoir lui caresser le flanc  et j’ai vécu 6 mois très compliqués. Il a évolué énormément, il arrive à être compétitif sur 140 . il lui faut encore du temps .

Aujourd’hui je me sens bien dans ma peau. Je prends plus de temps pour profiter de la vie. Je suis en forme et j’ai Adéquat qui me tire vers le haut, c’est fantastique. J’espère être sélectionné cette année pour commencer doucement les CSI 3*.  Aujourd’hui j’ai la chance de pouvoir me permettre de ne pas le vendre. C’est un vrai luxe et j’en profite pleinement !

 

 

PORTRAIT

CHRISTOPHE GRANGIER : ON PEUT ETRE SERIEUX SANS SE PRENDRE AU SERIEUX…

Dans la vie il y a la vue qui compte...

Dans la vie il y a la vue qui compte…

Christophe Grangier, l’un des cavaliers les plus performants et les plus sympathiques sur les pistes de Normandie, a été l’un des héros de la Grande Semaine de Fontainebleau avec la victoire de Farzack des abbayes et la 2ème place de Dubaï de soie (tous 2 étalons) dans la finale de 6 ans. Il a pris il y a quelques mois un nouveau départ grâce à ses nouvelles installations à Saint-André d’Hébertot dans le Calvados, où la famille cultive le bonheur au quotidien. C’était un moment idéal pour le rencontrer…

LA GRANDE FINALE POUR LA 25ème FOIS

Einstein, un bel entier de 5 ans, élevage familial

Einstein, un bel entier de 5 ans, élevage familial

C’était ma 25ème Finale des Jeunes Chevaux à Fontainebleau… J’ai commencé très jeune car je suis né dans le milieu. Mon père travaillait comme cavalier pour Jacques Bonnet et il s’est installé à son compte dans la Seine et Marne quand j’avais 3-4 ans. A l’époque, cette région était une région de cheval, comparable à la Normandie d’aujourd’hui. Mon père gérait une grande écurie d’une centaine de chevaux. Il y avait un club, des propriétaires, du commerce… il faisait aussi beaucoup de coaching. Mon père, qui a monté à un très bon niveau, a dû s’arrêter de sauter après un accident à l’âge de 30 ans, mais il a continué à monter et à se perfectionner sur le plat.

Cette année, la finale de Fontainebleau était un peu spéciale – j’avais 7 chevaux, j’étais seul car le groom a eu un empêchement et on a logé mes chevaux à une quinzaine de minutes du site. C’était chaud, j’ai vécu des moments un peu compliqués mais les chevaux ont signé quand même de belles performances et c’est essentiel….

TRAVAIL SUR LE PLAT C’EST NOTRE PHILOSOPHIE DE BASE

Le travail sur le plat encadré par Papa, indispensable....

Le travail sur le plat encadré par Papa, indispensable….

On aime prendre notre temps avec chaque cheval. Ne pas lui mettre la pression, le préparer physiquement et mentalement en respectant son rythme et sauter uniquement quand c’est nécessaire en fonction du cheval. On ne met pas d’enrênement, sauf à la longe pour muscler le dos. L’enrênement est un cache misère et très peu de gens savent s’en servir correctement. Je sais que c’est un peu la tendance d’aujourd’hui, car les chevaux paraissent plus ronds, plus dressés, mais c’est une illusion, un camouflage car une fois l’artifice enlevé, le cheval se met l’encolure à l’envers. Les Allemands qui ont une monte plus physique peuvent s’en servir avec plus de réussite, mais un cavalier comme moi, qui pèse 55 kg, n’a pas le choix – on doit se mettre avec le cheval sans passer par la force.

LE DRESSAGE CE N’EST PAS LE DOMPTAGE

Himalaya, fils de Lauterbach, élevage familial...

Himalaya, fils de Lauterbach, élevage familial…

Avec tous les artifices on a l’air d’être beau et en place… mais cela nous empêche de sentir les choses, les défauts, les faiblesses et aussi les points forts d’un cheval. En tout cas, c’est mon avis. J’aime bien avoir les sensations. La souplesse et l’équilibre ne se voient pas forcément de l’extérieur mais c’est au cavalier d’apporter tout l’entraînement, tous les exercices nécessaires pour que le cheval puisse dérouler un parcours. Il le fera correctement parce qu’il peut le faire, non parce qu’il est obligé et contraint. J’admire les cavaliers américains dont les chevaux paraissent moins en attitude « dressés » mais qui sont parfaitement à l’écoute.

Mon système c’est le cheval avant tout. Je n’aime pas trop le mot « système » d’ailleurs, mais le mien consiste à s’adapter à chaque cheval et de la faire tranquillement, en fonction de ses besoins. Et je ne fais pas de concessions avec ce principe. Si j’estime que le cheval a besoin de repos, qu’on doit le redescendre, ou si, au contraire, il devrait être travaillé plus, je le fais même si, parfois, cette attitude intransigeante m’a porté préjudice. Cette année, à la Finale, j’avais une jument qui ne pouvait pas être performante mais qui pouvait prendre de l’expérience, de la maturité. Cette finale l’a faite grandir. Mais, à l’inverse, si je sens que le cheval n’est pas prêt du tout, qu’il peut se faire peur ou mal, alors je ne le présenterai pas et je ne céderai pas à une pression dans ce sens, même si elle est importante. Je ne sais pas monter contre un cheval car j’ai assez d’expérience pour savoir que si le cheval ne fait pas un concours ce n’est rien, il en fera d’autres, mais s’il fait un mauvais concours, ça peut être la fin. Alors, il faut savoir dire non quand on s’estime et quand on estime son cheval et son métier. Heureusement la plupart des propriétaires me font confiance…

LA PASSION AU QUOTIDIEN

La plus jeune génération...

La plus jeune génération…

Je suis toujours aussi passionné, j’adore notre sport, je peux rester des heures à regarder un beau concours. J’adore la compétition mais il est de plus en plus difficile de pouvoir trouver et garder un bon cheval. Pour s’en sortir il faut acheter plusieurs 2 et 3 ans et, à force, dans le lot on va en trouver un ou deux de qualité. En même temps les frais de valorisation et de concours n’arrêtent pas de monter, les propriétaires doivent donc les vendre assez rapidement, on peut difficilement les attendre, leur donner la chance de se former et d’évoluer à plus long terme. Je me fais plaisir en montant de très bons jeunes chevaux, j’ai du plaisir à les former. J’espère qu’un jour j’arriverai à garder 1 ou 2 bons chevaux pour faire un peu de compétition….

L’INDEPENDANCE A UN PRIX MAIS CA N’A PAS DE PRIX

Quand on aime les animaux...

Quand on aime les animaux…

J’aime bien mon indépendance, j’aime bien être tranquille. Je fais des GP 135-145 en attendant de pouvoir ressauter de plus grosses épreuves, je forme des jeunes chevaux, je fais du commerce. Nous sommes très heureux de pouvoir enfin nous installer dans cette ancienne ferme. Les chevaux y sont très bien, ils peuvent marcher sur les pentes sans avoir l’impression de travailler.

Je cherche toujours de bons chevaux, des investisseurs, de l’aide aussi. Je ne désespère pas de trouver un jour 2-3 bons chevaux pour faire de belles saisons de concours et me faire plaisir. C’est un objectif plutôt raisonnable, je trouve…

Cette année j’avais 5 chevaux de 6 ans et ils ont tous été vendus – un est parti chez Guerda, un en Arabie. Si on cible bien le client et si on joue le jeu en respectant le désir de propriétaire, on les vend plutôt bien. J’aimerais beaucoup trouver des investisseurs pour faire un bout de chemin, mais je ne suis pas trop doué pour cette facette commerciale du métier. Or, elle est de plus en plus importante aujourd’hui. Il faut savoir faire rêver les gens… Avant, les bons cavaliers trouvaient de bons chevaux, maintenant les jeunes fortunés deviennent bons à force d’avoir de top chevaux et la possibilité de courir les plus beaux concours diminue.  J’ai peu chance de me retrouver dans ce « top 50 » et je le vis très bien. Ces concours très étoilés attirent les propriétaires des chevaux et on les comprend mais ça ne doit pas prendre toute la place. Le Global c’est bien, mais les coupes des nations et les championnats qui nous font tous vibrer doivent conserver leur importance. Ce sont les médailles qui restent dans l’histoire ! Sur le Global, les gens tournent en vase clos et sont en train de désintéresser les passionnés. Pas étonnant, ce sont toujours les mêmes cavaliers, les mêmes obstacles, les mêmes concours, il n’y a que la ville ou le continent qui changent. Les gens autour de la piste ne s’y intéressent pas non plus, ils passent juste un bon moment entre eux. C’est bien que ça existe je serais ravi d’y aller si j’avais l’occasion, mais il ne faut pas que ça prenne toute la place.

IL FAUT LA VICTOIRE ET LA MANIERE

Ambiance familiale à la maison et aux écuries...

Ambiance familiale à la maison et aux écuries…

Ce qui compte c’est un équilibre entre la progression du cheval, son respect, la gagne et l’espoir d’être moins mauvais que la veille. J’espère continuer à participer à la Grande Semaine pendant longtemps et continuer à m’améliorer.

Mon premier cheval de cœur c’était Piter, un AA que j’ai monté de 12 à 17 ans. C’était mon premier cheval, il se trouvait dans nos écuries et on l’a racheté un petit prix car son propriétaire a arrêté de le monter. Nous sommes passés ensemble de 110 à 150, en passant par le titre du Vice-Champion d’Europe Juniors. C’était un guerrier incroyable et Il est mort d’une colique. C’était vraiment le cheval de ma vie.  Il y avait aussi Fleur de Carême, une petite jument censée rien faire. Mais elle est arrivée 5ème des 6 ans, classée au Championnat du Monde à Lanaken, gagnante de plusieurs G Prix 150 et vendue à l’ancienne femme de Jan Tops au Canada.

Je n’ai pas gardé de souvenirs marquants d’une victoire particulière, mais plutôt des sensations. Parfois, sur une belle piste, on a l’impression que rien ne peut nous arriver…   Il faut la victoire et la manière. Tous les chevaux ne peuvent pas nous l’apporter. Comme un acteur, on a besoin d’un bon acteur en face pour sublimer la scène, lui donner un parfum inoubliable. Contrairement à ce qu’on dit, ce sont les bons chevaux qui nous font progresser, pas les mauvais. Or, il est difficile de les juger quand ils sont jeunes – j’ai mes petites astuces, je les fais sauter en liberté sans la barre de réglage pour voir leur intelligence. Mais la vraie vérité c’est le terrain… Il y a des chevaux avec des défauts mais qui sont des bêtes de concours. Et il y en a qui sont les champions à la maison, mais en piste il n’y a plus personne – ils sont trop stressés et anesthésiés par l’environnement. Il y en a qui aident le cavalier pour être sans faute et d’autres qui, dès qu’il y a un piège, tombent dedans.  Le mental, l’intelligence, ça ne s’apprend pas. Les chevaux de concours, on les juge en concours.

VOUS AVEZ DU GENIE…

Quand on n'a pas trop d'argent il faut avoir les idées...

Quand on n’a pas trop d’argent il faut avoir les idées…

Les gens pensent souvent que je ne travaille pas beaucoup, mais à tort. Je travaille souvent sous le regard de mon père. Par exemple, à Fontainebleau, le dimanche, j’avais un petit doute avec un cheval. Il m’a regardé, m’a conseillé et je suis arrivé 2ème à la Finale des 6 ans.

Bien sûr je ne vais pas écouter tout le monde mais dans ma jeunesse j’ai été bien guidé par Gilles de Bertrand de Balanda et j’ai eu droit au regard bienveillant de Bosty et d’Edouard Couperie qui étaient mes voisins. Je ne crois pas au miracle – tiens on fait un stage, on change de mors et on va être sans faute. Ce serait trop beau et trop facile. Je crois que ce sont les détails qui font toute la différence et il faut les travailler sans relâche. Pour moi le travail sur le plat est le plus dur à faire tout seul, j’ai donc besoin du regard extérieur.

Je sais monter les chevaux au pied levé, ça ne me dérange pas, mais ce n’est pas ce que je préfère. Le 6 ans qui a terminé 2ème est arrivé dans mes écuries deux semaines avant la finale. Je sais m’adapter très vite au cheval, mais cela m’a porté préjudice dans la vie. Je préfère de loin avoir les chevaux à ma main, à mes boutons. Plus le cheval est dressé, moins il fatigue. Musclé, souple, disponible, à l’écoute mais pas fermé, c’est là qu’il est performant. L’obéissance sans décontraction a peu d’intérêt. C’est ainsi que l’on obtient de la légèreté et c’est important également pour la vente, car aujourd’hui la plupart des cavaliers sont des cavalières et il leur faut des chevaux légers, fins et agréables à monter.

ON PEUT ETRE SERIEUX SANS SE PRENDRE AU SERIEUX

Je suis assez complexe. D’un côté un peu rêveur, un peu artiste, j’oublie facilement mon portefeuille ou mon portable, je me trompe d’hôtel ou mon cheval perd son filet à la remise des prix, mais de l’autre j’ai une rigidité un peu obsessionnelle en ce qui concerne le travail des chevaux, la préparation, les séances qu’ils doivent faire. D’accord, ça ne se voit pas trop. Par exemple à la détente je suis cool, je ne les embête pas trop, ce n’est plus le moment car le travail a bien été fait avant, sinon ça ne pourrait pas marcher.

On peut être sérieux sans se prendre au sérieux et je déteste les gens qui se prennent au sérieux. Car, franchement, on saute des barres, on ne sauve pas des vies ! J’aime bien aussi que le cheval nous ouvre vers d’autres personnes, d’autres horizons. Et avoir de l’humour, de l’autodérision c’est salutaire au quotidien !

 

VOLTIGE

DAVID AISSA : ON N’A PAS BESOIN DE MILLIARDS POUR CONSTRUIRE SA CARRIERE EQUESTRE

Nous sommes allés à la rencontre de David Aïssa, moniteur, directeur du Centre Equestre d’Ouistreham, éleveur et cavalier professionnel qui vient de gagner la médaille de bronze aux Championnat de France Pro 2 en compagnie de Voltige de Celland. Le cavalier a inauguré récemment un nouveau bâtiment qui accueille ses chevaux de compétition. Le bonheur est à la porte de l’écurie et il est contagieux…

FILS D’UN PECHEUR SUR SON PETIT TROTTEUR

Voltige profite de paddock

Je ne viens pas de milieu équestre ni agricole. Mon père était pêcheur à Ouistreham et ma mère comptable. J’ai débuté à cheval à l’Etrier de la plage chez M. Rube. Vers 12 ans Monsieur Rube m’a dirigé vers les épreuves des cadets – mes parents ont donc acheté Keravec, un petit trotteur chez Jean Pierre Vilaut. Il ne ressemblait à rien, stationné dans ne stalle, mais s’est révélé sensationnel. On s’est donc lancé dans l’aventure … On partait avec mon père, qui, souvent, venait de descendre de son bateau après une nuit en mer, on attelait le van avec mon petit trotteur et on arrivait sur les terrains de concours où on croisait Hubert Pignolet, Cédric Angot… les fils des éleveurs avec leur beaux Selle Français. Comme je ne les connaissais pas je n’avais pas vraiment de pression et je me suis mis à gagner les épreuves au milieu de ce beau monde ! Ils l’ont plutôt mal pris, heureusement mon père parle facilement avec les gens et il est rapidement devenu ami avec les parents de ces jeunes cavaliers. Mon trotteur était tellement incroyable qu’on a fini par le confier à René Lopez qui, à plusieurs reprises, a réussi à battre Eric Navet avec ses meilleurs chevaux ! Il se donnait vraiment à 200% et quand il touchait une barre c’est avec son poitrail, jamais avec ses jambes. Un vrai phénomène ! Mon plus beau souvenir avec lui c’est la 3ème place au derby de la SHUC de Caen, composé de 24 obstacles à 140… de telles épreuves n’existent plus aujourd’hui. Je n’avais alors que 14 ans.

A L’ECOLE CHEZ LES CHENU

Carpediem Z, un pari sur l'avenir

Carpediem Z, un pari sur l’avenir

Comme j’entendais des gens me répéter : « tu ne sais monter que des trotteurs », je voulais leur prouver le contraire, apprendre et m’améliorer. Mon père, qui était devenu ami avec André et Annick Chenu, a joué les intermédiaires et pendant plusieurs années je suis allé passer les vacances scolaires chez eux. Je leur dois beaucoup, ils m’ont vraiment énormément appris au niveau de l’équitation, de la connaissance du cheval, des soins et aussi du commerce. Ils sont devenus comme mes parents adoptifs !  Je rêvais de devenir cavalier professionnel et travailler pour eux, mais mes parents ont entendu parler des jeunes cavaliers qui ont fait faillite en se mettant ainsi à leur compte et m’ont poussé à passer mon monitorat.

MONITEUR ET ENTREPRENEUR

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J’ai écouté mes parents, j’ai passé le monitorat et à 23 ans je suis devenu créateur, gérant et directeur du Centre équestre d’Ouistreham, construit sur une parcelle de terrain cédée par mes parents. Tout a très bien marché et nous nous sommes développés assez rapidement. Aujourd’hui j’emploie 8 personnes dont ma femme qui est monitrice et nous avons une cavalerie de 80 chevaux. J’ai racheté également l’Etrier de la plage qui s’est trouvé à vendre et qui nous sert aujourd’hui de la base de loisir – on peut y débuter à cheval en douceur en faisant des balades à la plage et si on veut progresser par la suite, on va au centre équestre. C’est mon père, salarié, qui m’aide à gérer l’Etrier actuellement.

Mes journées sont bien chargées. La matinée je suis dans mes écuries de sport, l’après-midi je m’occupe de la gestion et de la comptabilité – c’est une tâche parfaitement ingrate mais nécessaire qui doit être exécutée avec une grande rigueur – c’est ma mère qui m’a toujours conseillé dans ce domaine – et le soir je donne les cours à des cavaliers niveau 6 et 7. J’aime beaucoup enseigner, j’adore les enfants et les clients en général, nos chevaux sont aussi adorables, la seule chose vraiment horrible c’est la lourdeur administrative, tous les petits circulaires qui changent sans cesse et les contrôles incessants qui partent de principe qu’on a toujours quelque chose à se reprocher. Nous avons des journées de 12 ou 13 heures et ces contrôles nous épuisent, même si on est rigoureux et en règle – je comprends bien pourquoi les agriculteurs qui peinent à s’en sortir, ne se sortant pas de salaire, donnant tout à leurs bêtes et ne pouvant vraiment pas tenir une gestion rigoureuse, se suicident…

LA PASSION DE L’ELEVAGE OU QUAND LE DESTIN S’EN MELE

Une représentante de  l'élevage de Ouistreham

Une représentante de l’élevage de Ouistreham

Un jour nous avions une propriétaire qui avait du mal à payer les pensions pour sa jument. La jument s’appelait Arrogante Assemont et était issue de l’élevage de M. Rube. Mes parents ont donc décidé de l’acheter pour aider la propriétaire. Et comme dans un concours de l’élevage nous sommes tombés amoureux de Jarnac âgé alors de 4 ans, nous l’avions mis sur Arrogante. Et notre premier poulain c’était une pouliche, Pin Up de Ouistreham qui s’est révélée être une star internationale ! Cédée à 4 ans à Jean-Pierre Vilault, montée et valorisée par David Jobertie, elle a été vendue finalement à l’Ukrainien Alexandre Onyshchenko pour une somme faramineuse ! C’était vraiment une jument extraordinaire qui a sauté au niveau de 5* et j’ai gardé ses trois sœurs : Cadence, Violine et Riva, pour l’élevage de Ouistreham. Par principe, nous les mettons toujours à Jarnac mais quand ça ne marche pas, on a aussi recours à d’autres étalons. Nos poulains se vendent très bien car ils ont tous de la qualité, des moyens et respect rappelant les exploits de Pin Up. Moi-même j’ai sorti Kador de Ouistreham qui a sauté jusqu’à 145, Top Jump de Ouistreham a été également très bien vendu – grâce à toutes ces ventes j’ai pu mettre en place les installations de mon écurie de sport. Nous venons de faire construire un beau bâtiment de 20 boxes couplé avec le manège. La moitié des boxes sont loués par les propriétaires et l’autre moitié accueillent mes chevaux de sport et les poulains pour valorisation.   Aujourd’hui, à 46 ans, je peux enfin vivre mon rêve de cavalier professionnel !

JE VEUX UN CHEVAL QUI M’AIME BIEN ET QUI SE DONNE A 100% POUR ME FAIRE PLAISIR…

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Ma jument de tête c’est Voltige de Celland achetée pour presque rien à la foire à Torigny sur Vire où on allait avec mon père pour acheter les poneys pour le CE. On m’a expliqué que la mère de Voltige était une bonne jument qui a fait les 6 ans en cycle classique mais ils ont dû arrêter car elle ne supportait pas le transport en camion. Voltige est une fille de Paddock du Plessis que j’ai connu chez les Chenu. Elle a du sang de Bourrée, la fameuse jument à la base de leur élevage et elle ressemble aux filles de Bourrée, avec un grand cœur et très généreuse, je pense donc l’utiliser à l’avenir pour notre élevage….

Ses débuts sportifs à 4 et 5 ans ont été très difficiles, trop chaude, anxieuse, pas assez avec moi. A 6 ans je suis redescendu à 1 mètre pour la rassurer et calmer le jeu, du coup à la fin de la saison elle a fait des parcours sans fautes. Mais elle reste toujours assez difficile à gérer en piste – c’est une guerrière qui ne s’arrête jamais, mais une guerrière qu’on ne peut pas soumettre complètement et il faut avoir l’humilité d’accepter ce côté fougueux. Elle me donne beaucoup – elle a gagné récemment trois Grand Prix avant de gagner la médaille de bronze Pro 2 au championnat de France. Je n’ai pas de chance avec ce championnat ! Cela fait trois ans que je vais à Fontainebleau avec Voltige, que j’arrive en finale, je suis bien placé pour gagner et puis, la jument fait tomber une barre ou elle glisse… Cette année aussi j’étais en tête jusqu’au dernier parcours et j’ai fini 3ème. Mais je le gagnerai un jour !  C’est vrai que le championnat c’est un gros effort et je comprends que les cavaliers doivent faire des choix pour les chevaux. Nous on a de la chance d’avoir la mer à côté et ça permet la meilleure récupération possible et un très bon entraînement aussi.

Je raisonne en fait un peu comme un amateur : je cherche un cheval qui m’aime bien et qui se donne pour me faire plaisir.  J’ai eu de la chance : d’abord Keravec, ensuite In the Wind et maintenant Voltige. Pour moi, c’est le plus beau sentiment qui puisse exister : le cheval qui saute pour vous, qui donne tout, se transcende pour vous faire plaisir !

In the Wind Corubert, un fils de Papillon Rouge, a eu plus de 35 000 euros de gains à 135-140 et tout le monde voulait me l’acheter mais on n’a pas voulu le vendre et il a gagné sa retraite à la maison. Enfin, c’était encore un cas…  Je l’ai arrêté à 17 ans car je sentais qu’il baissait le pied et je l’ai mis dans nos beaux herbages avec les poulains. Mais il n’a pas apprécié, a beaucoup maigri et après trois mois je l’ai remis au centre équestre où il a retrouvé vite son petit ventre et sa bonne humeur. Ma femme le montait de temps en temps pour qu’il garde la forme et puis un jour elle l’a sorti en concours et elle, qui n’avais jamais gagné, a emporté plusieurs 120. Elle a arrêté quand même quand il avait 19 ans. Et puis, un jour, à 22 ans, il a remplacé un poney boiteux et il a gagné dans une Club Elite ! Il est encore capable de faire tomber son cavalier ! Quand on pense que quand je l’ai acheté il s’arrêtait… on apprécie d’autant plus le chemin parcouru. Ma plus belle victoire avec lui c’était à Tourgéville, sous la neige, quand j’ai réussi à battre Eric Levallois dans une Pro 2 avec Lagon de l’Abbaye. J’étais très fier de moi ce jour-là !

COMMENT J’AI DECOUVERT TIMON D’AURE…

J’ai quelques capacités à voir les aptitudes chez un jeune cheval, tout comme mon père, car on a été très bien formé chez André Chenu… un exemple, Timon d’Aure que André a acheté grâce à moi ! Je l’ai repéré à 6 ans à Saint-Lô, sous la selle de Paul Meslin. Je l’ai trouvé fantastique et il était proposé à 20 000 euros – je voulais l’acheter. Mais mon père, qui voyait que j’avais une écurie remplie de chevaux que je n’arrivais pas à vendre, a trouvé que ce n’était pas raisonnable et il en a parlé à André Chenu. André a acheté Timon et nous a invité à déjeuner pour nous remercier. La suite, tout le monde connaît.

Cet épisode est resté toutefois gravé comme un regret et quand mon père m’a annoncé qu’il a vu un cheval d’exception qu’il fallait acheter – j’avais alors un budget plus conséquent – je me suis porté acquéreur. Il s’agit de Carpediem EDM Z qui a été champion de France des 5 ans des studbooks étranger avec Paco Diouf – avec tous les parcours sans faute, 23 sur 23, il était exceptionnel ! Il est d’une qualité tellement rare que je trouve dommage de le garder pour moi. Il a la capacité de faire les 5*. Kevin Staut l’aime bien, on le prépare tranquillement pour pouvoir le confier à Kevin dans l’avenir. Ce sera aussi mon bonheur de le voir briller dans des concours les plus étoilés !

LE COMMERCE AU SERVICE DU CLIENT

Il est important de vendre les chevaux pour vivre et pouvoir évoluer. Mais, d’après moi, il est aussi important que le client soit heureux, il faut donc que le cheval soit adapté au futur propriétaire, et le prix aussi. Client heureux ramène d’autres clients et j’aime beaucoup recevoir de bons retours. C’est très gratifiant. Le meilleur exemple c’est cette histoire qui m’est arrivée avec une famille polonaise. Ils ont payé un stage auprès de Pénélope pour leur fille de 13 ans. Mais comme la jeune cavalière n’avait pas le niveau pour monter les chevaux de 5*, Pénélope me l’a envoyée, je lui ai donné les cours particuliers et elle a bien progressé. Ses parents sont venus quelques mois après pour acheter un cheval de notre élevage. La jeune fille était très amoureuse de sa jument, elle a beaucoup gagné, c’était le bonheur. Malheureusement la jument a attrapé un virus mortel et la jeune fille est tombée en dépression. Après un an, quand elle a finalement exprimé de nouveau envie d’avoir un cheval, ses parents m’ont appelé et m’ont acheté une autre jument sans la voir (Elite de Ouistreham, la sœur de Chrichna Ouistreham), juste parce qu’ils me faisaient confiance. J’étais très touché et le couple a l’air de fonctionner très bien – à 5 ans elle saute des parcours à 125.

ON N’A PAS BESOIN DE MILLIARDS POUR CONSTRUIRE SON BONHEUR EQUESTRE

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Pour moi, les plus belles histoires sont celles d’Eric Navet, Eric Levallois ou Gilles Bertrand de Balanda, les cavaliers qui sont allés au plus haut avec des chevaux de l’élevage familial. Le sport d’aujourd’hui qui a besoin des investisseurs qui achètent les chevaux tout prêts et hors de prix pour sauter 4* ou 5* ne me fait pas rêver. Mon plaisir c’est de faire naître un cheval, le débuter et l’amener le plus loin possible. Je vis actuellement une très belle histoire avec Voltige, on me dit qu’elle pourra sauter 145-150, je vais donc essayer quelques 145 pour voir si elle peut passer le cap. J’ai beaucoup d’espoir avec les jeunes chevaux de notre élevage. Aujourd’hui,  je suis un directeur de centre équestre, un éleveur, un cavalier parfaitement heureux !

 

EQUIDAYS Concours International d’Attelage de tradition

Dimanche 13 octobre c’est le concours de beauté à Deauville. Le matin, on peut admirer une trentaine d’équipages européens avec de belles voitures anciennes parcourir les plages et les rues de Deauville, Saint Arnoult, Bénerville et Tourgeville et l’après-midi assister à une épreuve de maniabilité sur le terrain de polo de l’hippodrome de Touques.  Entrée gratuite, organisation Association départementale ‘attelage de l’Eure, tel. 0609828538

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EQUIDAYS – 20ème Trophée Epona

Samedi 12 et dimanche 13 octobre à Cabourg c’est la 20ème fête de Trot, sous la présidence d’honneur de l’acteur Charles Berling. Samedi à 9.30 sur la plage on pourra faire son baptême de sulky et assister à partir de 11.30 aux animations et aux huit courses spectacles (que l’on peut suivre à bord d’un bus) – le clou de l’après-midi étant la 2ème édition du Grand Prix Marcel Proust qui réunit les drivers connus surtout pour leurs exploits littéraires. Le dimanche, au cinéma du Casino à 10h, la chaîne Equidia propose de revoir ses meilleures  images et les moments les plus spectaculaires. L’accueil et les animations gratuits. http://www.hippodrome-cabourg.com/epona.php

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EQUIDAYS Journées Internationales de l’Attelage à Lisieux

Du vendredi 11 au dimanche 13 octobre aura lieu 11ème édition des Journées Internationales de l’Attelage avec un programme très ambitieux. Concours international catégorie B avec huit nations invitées, Championnat de France Master des chevaux de sang et des poneys Pro et Amateur et Trophée international de chevaux de travail – avec les épreuves de labour, de débardage, de maniabilité. Une occasion unique de rencontrer les athlètes et leurs meneurs et repartir avec le plein d’émotions sportives. Entrée 5 euros, organisation Le Carrossier Normand tel. 0231640319