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OLIVIER MARTIN: J’AI TOUJOURS AIME MONTER LES ENTIERS

OLIVIER ET ANDIAMO SEMILLY A  FONTAINEBLEAU

OLIVIER ET ANDIAMO SEMILLY A FONTAINEBLEAU

AVEC LE HARAS DE SEMILLY ON EST EN CONFIANCE

C’est Eric Levallois qui m’a appris à bien monter à cheval et j’ai passé 4 ans dans ces installations où nous sommes à Saint-Lô chez Germain Levallois, le patriarche, en tant que salarié. Ensuite je suis allé faire un tour en Europe, en Allemagne et en Belgique, à l’élevage St Hermelle notamment pour revenir de nouveau ici à la demande de Richard Levallois. L’expérience allemande et la possibilité de participer à leurs concours a été très bénéfique. J’ai travaillé d’abord à l’écurie de René Tebbel et de Marc Bettinger par la suite.  Le premier m’a appris l’importance de la bonne organisation et le deuxième m’a apporté une bonne vision du travail avec les chevaux, nettement moins en contrainte que chez René Tebbel.

ANDIAMO AU MASTERS DES ETALONS A SAINT LO

ANDIAMO SEMILLY AU MASTERS DES ETALONS A SAINT LO

Avec Anne-Sophie et Richard Levallois nous travaillons en confiance et avec le respect mutuel – on essaie toujours de trouver un accord même dans les cas d’opinions divergentes. Ils me donnent carte blanche pour l’évolution sportive des chevaux qui me sont confiés et moi je m’en occupe comme s’ils étaient à moi. C’est une grande responsabilité et du coup c’est rare que je puisse prendre un jour de congés…

LES ENTIERS SONT MA PREFERANCE A MOI

J’ai toujours aimé monter les entiers. Ils sont plus difficiles au début, mais quand ils prennent de la maturité et quand vous les avez avec vous, ils vous font confiance, ils donnent plus et progressent plus. Actuellement dans le haut niveau on mise beaucoup sur les entiers, c’est un grand business. On les regarde beaucoup, ils marquent les esprits. Je constate déjà à mon niveau qu’ils attirent les regards pendant les concours, qu’on me dit tient, j’ai une jument, il pourrait peut-être lui convenir…

ARTISTE DE L'ABBAYE ET OLIVIER A DEAUVILLE

ARTISTE DE L’ABBAYE ET OLIVIER A DEAUVILLE

Dans le travail au quotidien ils sont plus délicats, il y a souvent des moments de doute, de remise en cause, de retour en arrière. Je reviens alors aux choses simples, au travail de base et en général je rattrape rapidement le retard et on progresse. En été, j’utilise beaucoup le grand champ qu’on a derrière les écuries pour travailler dans le mouvement, en avant, simplement, en ligne, pour donner de la liberté et éclaircir les idées.

LA CONFRONTATION NE MENE NULLE PART

Avec les entiers il faut bien avoir un cadre, on ne peut pas les laisser faire. Mais ensuite il faut récompenser deux fois plus et donner de la liberté. C’est comme ça qu’ils avancent et prennent confiance. Si on reste uniquement sur l’interdit, ils se fâchent. En concours, même si ça ne se voit pas, je leur donne de petites indications pour les récompenser. Une petite caresse, un petit mot d’encouragement et ils sont contents et se donnent encore plus. Avec Andiamo Semilly, Artiste de l’Abbaye et Away Semilly, ces étalons qui commencent à être connus, j’ai développé une vraie complicité maintenant. C’est génial mais c’est un travail au quotidien, à long terme et avec une remise en cause permanente. Surtout avec ceux qui ont beaucoup de personnalité. Et la personnalité va souvent de pair avec la qualité. Comme je les connais par cœur, j’essaie de privilégier les côtés forts plutôt que de s’acharner à améliorer leurs faiblesses. C’est le travail du cavalier de s’adapter à eux. Par exemple Away Semilly qui est arrivé cette année à la finale des 7 ans m’a donné une énorme satisfaction personnelle car personne n’a cru à cette possibilité.

AWAY SEMILLY LA REVELATION DE L'ANNEE

AWAY SEMILLY LA REVELATION DE L’ANNEE

 OBJECTIF SPORT

L’objectif est de les valoriser sportivement le plus possible. On vise 140 et plus et s’ils sont prêts pour aller plus haut on va les confier à quelqu’un.  Le sport est une vitrine et il est difficile de faire travailler un étalon s’il n’a pas de résultats sportifs. Et pour les avoir, il ne faut surtout pas rater le début. A 3 ans s’ils ont de la qualité ils sont également bouillonnants et on peut passer facilement à côté d’un crac. Ce n’est pas si simple d’accompagner l’évolution de jeunes chevaux, sinon tout le monde pourrait prétendre à devenir le formateur…

JE SUIS UN BRETON BIEN TENACE

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Je suis d’origine bretonne et assez têtu. J’aime bien avoir des objectifs et essayer de les réaliser en ce qui concerne le travail avec les chevaux et ma vie personnelle. Mon père était vétérinaire, il avait quelques chevaux à la maison pour son plaisir. J’ai monté à cheval quand j’avais 11 ans et j’ai vite décidé de devenir un cavalier professionnel. J’aime bien aussi coacher, j’aime bien former les gens. Pour la technique, je travaille avec Bruno Rocuet dont j’apprécie la rigueur. LE PORTRAIT AVEC ARTISTE DE L’ABBAYE A LA MAISON…

VERS DE BEAUX GRAND PRIX

DIAMA

DIAMANT DE SEMILLY LA STAR…

Mon objectif à long terme est de faire de bon sport et de beaux Grand Prix. Avoir de jeunes chevaux mais aussi confirmés pour participer aux beaux concours. Heureusement notre région nous offre beaucoup de possibilités de faire de belles épreuves à tous les niveaux. J’aime aussi l’idée de la progression et du renouvellement – former les chevaux, les monter dans les Grand Prix, les vendre. La vie de cavalier professionnel est une éternelle évolution et j’aime bien ça…

Olivier Martin tient à remercier ses partenaires : GBS et SELLERIE DE MARIGNY