Nina et Cybele  Landaise ( SF de 5 ans ) progressent ensemble au Centre équestre de Rouelles

MON COACH MON AMOUR

Myriam et Jos Kumps

Myriam et Jos Kumps

Je me suis toujours dit que si je dois apprendre, autant apprendre avec les meilleurs. Évidemment, le mot meilleur est adapté à notre niveau d’équitation – le meilleur qui nous fait avancer et qui nous donne confiance. C’est très important d’avoir une bonne basse d’équitation, et on peut l’acquérir avec le temps, le sacrifice, la persévérance et avec l’aide d’un bon instructeur. Ensuite, avec le temps et l’expérience, on peut demander des conseils, faire des stages ou aller nous perfectionner ailleurs. La communication, la confiance et la remise en question nous accompagnent quand on traverse des difficultés, car chaque cheval est un univers et chaque jour nous apporte une épreuve différente.

Pour les chevaux, c’est pareil, j’ai pu observer l’effet du changement continu d’écurie et de cavalier  sur les jeunes chevaux – avec le temps les chevaux ne comprennent plus rien, ils ne sont plus à l’écoute, on dirait qu’ils sont perdus et deviennent ce qu’on appelle des chevaux difficiles. On peut ainsi passer à côté de très bons chevaux car il faut de temps pour rééduquer un cheval, pour rétablir la confiance, et aujourd’hui le temps est un luxe.

Sur mon chemin j’ai eu la chance de travailler depuis le début avec des grands hommes de chevaux: Paolo Margi, Jos Kumps, Nelsson Pessoa, Samantha Lam, Pedro Veniss, Bertrand Lebarbier. Grâce à leur simplicité et professionnalisme, ils m’ont transmis leur savoir-faire et  l’envie de rendre cet art simple et beau. Merci à tous. Myriam Latorre Tomas

LA FIDELITE APPORTE LA PERFORMANCE?

Nina et Cybele Landaise ( SF de 5 ans ) progressent ensemble au Centre équestre de Rouelles

Nina et Cybele Landaise ( SF de 5 ans ) progressent ensemble au Centre équestre de Rouelles

Si vous parvenez à trouver un instructeur d’équitation qui est un très bon cavalier et qui a également la capacité de vous faire comprendre comment réaliser vos objectifs, vous êtes une personne heureuse et privilégiée, sinon vous êtes certainement mieux avec un instructeur compétent qu’avec un « grand nom » qui ne sait pas enseigner. A moins d’être une personne exceptionnelle qui peut apprendre en regardant les autres et que vous avez des années à perdre, vous avez besoin de quelqu’un qui vous explique quoi et comment faire pour fonctionner ensemble et pour vous rendre (vous et votre cheval) plus performants.

Sofian Chetioui, l'instructeur au Centre de Rouelles

Sofian Chetioui, l’instructeur au Centre de Rouelles

Votre premier instructeur est susceptible d’avoir une très forte empreinte sur votre équitation parce qu’il est responsable d’établir les bases de votre équitation et de créer votre « fonctionnement de base ». Plus vous dépensez de temps avec ce coach, plus votre base sera solide, ensuite vous pouvez vous améliorer en demandant de l’aide et des conseils supplémentaires provenant d’autres sources.

Cybele fait aussi des séances de photo au Rouelles

Cybele fait aussi des séances de photo au Rouelles

TROP DE CHANGEMENT C’EST LA CONFUSION ?

L’absence d’un système de base est l’un des problèmes en Amérique du Nord, où on change de coach dès que quelque chose ne va pas dans l’entraînement, et, bien sûr, nous devons également faire tous les stages offerts à la portée de main.

Pour le cavalier novice, le changement constant d’instructeur mène, au mieux, à la confusion et, au pire, aux dommages. Pareil pour le cheval, il finira par s’avérer préjudiciable. Un cheval ne peut pas  s’adapter à une méthode d’entraînement différente toutes les deux semaines sans perdre sa confiance et peut-être son esprit aussi.

Travail de base...

Travail de base…

Peu importe si les différents intervenants avec lesquels les débutants  travaillent sont des coaches excellents, ils ne vont pas enseigner exactement de la même manière, et à ce stade, plus n’est pas mieux. Il faut de nombreuses années d’entraînement et d’expérience à cheval avant qu’un cavalier puisse vraiment profiter d’un stage en intégrant les éléments utiles dans son programme tout en rejetant les idées qui ne fonctionnent pas pour son cheval. Il faut être assez expérimenté pour connaître la différence. La meilleure façon d’utiliser les stages alors que vous êtes encore débutant, est d’y assister comme auditeur libre, puis de discuter de l’expérience avec votre entraîneur  habituel, et peut-être essayer certaines des idées qui vous intéressent au cours d’une leçon.

Pas facile de marcher droit

Pas facile de marcher droit

Il peut arriver dans une relation élève-entraîneur qu’à un moment l’élève estime qu’il n’y a plus de progrès. Avant de rendre coupable votre instructeur (toujours le chemin plus facile), mettez-vous en question et demandez-vous: «suis-je un bon élève?» et « mon cheval est-il bien adapté  pour ce travail? » Si, après une remise en question, vous êtes absolument certain que le problème ne vient pas de vous, parlez à votre instructeur. Il peut y avoir un sentiment mutuel de frustration et de stagnation. Si les problèmes ne peuvent être résolus et que vous décidez de chercher de l’aide ailleurs, vous devez informer votre instructeur actuel de votre décision avant de se tourner vers quelqu’un d’autre.

Partout où vous allez, rappelez-vous, lorsque le succès arrive, de chaque personne qui a contribué à votre progression. Ce n’est pas seulement le fameux « finaliste » de votre meilleure version, mais aussi les gens qui vous ont accompagné pendant toute votre chemin qui sont responsables de votre réussite !

Anne Gribbons, Collective Remarks (extraits)