Archives mensuelles : juillet 2017

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LES IMAGES DE DRESSAGE A DEAUVILLE

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Un concours international Dress’In Deauville a réuni du 20 au 23 juillet les couples de dressage qu’on n’a pas l’habitude de voir souvent. Nous nous permettons de présenter nos coups de cœur… La gagnante de l’épreuve Grand Prix Freestyle Tosca Visser Van Der Meulen avec Asther de Jeu pour les Pays Bas, qui a exécuté toutes les figures avec une superbe beauté, dynamique et même le sourire qui illuminé tout le rectangle. Sa reprise semblait rayonnante et joyeuse – un moment rare.

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Le jeune dresseur portugais Vaso Mira Godinho avec Bariloche, un cheval – portugais et fier de d’être, un entier en plus. Un entier qui est resté en contact avec le monde d’extérieur et s’est permis de hennir joyeusement. Son jeune cavalier, qui  commence à peine sa carrière internationale, s’est permis d’exécuter les changements de pieds en tenant les rênes d’une main. Leur présentation avait allure d’un véritable spectacle… Septième au classement de ce GP.

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Morgan Barbançon Mestre, une belle et élégante cavalière Espagnole avec son entier Sir Donnelhall II qui a conquis le jury et le public par son allure et sa précision. Elle a obtenu la deuxième note de classement.

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J’AIMERAIS BIEN GOUTER AUX CONCOURS 5* – la rencontre avec TONY HANQUINQUANT

Tony "comme chez lui" au Haras des Muriers

Tony « comme chez lui » au Haras des Muriers

Tony Hanquinquant, le cavalier normand bien connu des concours de la région et portant le double titre Champion de France Pro 2 et Pro1 avec la même jument Oxygène d’Eglefin, est installé dans les écuries du Haras des Mûriers. Depuis quelques mois Tony monte également les protégés de Geneviève Megret qui lui permettent d’envisager une nouvelle étape dans sa carrière et de rêver aux pistes des concours très étoilés…

Un amour d’enfance

Mes parents n’étaient pas du tout dans le milieu des chevaux et nous habitions Yvetot. J’ai découvert les chevaux à sept ans grâce à un ami de mon père qui a monté une écurie avec des chevaux pour faire de la balade. C’était une très bonne école pour apprendre les bases techniques et être à l’aise avec le cheval dans toutes les circonstances. J’aimais beaucoup ça… Ensuite c’est Luc Van Colen, l’oncle d’Axel Van Colen qui a acheté la propriété et a installé un centre équestre. Ce centre est devenu ma seconde maison. J’y ai passé tout mon temps libre, je faisais les boxes, je montais les chevaux, j’emmenais les gens en balade.

Le CFA d’Yvetot, une très bonne école

A 16 ans je suis entré au Centre de Formation Agricole à Yvetot, une école d’une très bonne réputation. Yann Audebert y était alors responsable de la formation hippique et c’était un professionnel exceptionnel qui nous a appris l’essentiel du métier. Je continuais également l’apprentissage sur le terrain – chez Bruno Lesage et ensuite au Haras du Loup. J’ai opté ensuite pour le Monitorat. C’est ainsi que je me suis retrouvé pendant deux ans chez Gilles Decaqueray en tant qu’ élève-moniteur. C’était une expérience très formatrice et enrichissante car Gilles gérait une structure importante avec un club, une écurie de propriétaires et il faisait aussi un peu de commerce des chevaux. Ensuite, pendant un an j’ai été salarié chez Michel Hécart.

Tony avec Tourterelle d'Elle

Tony avec Tourterelle d’Elle                                                                                                                               Besoin de liberté…

Après un an chez Michel Hécart  j’ai décidé de devenir libre, indépendant et à mon compte.  Là aussi j’ai beaucoup appris. J’ai travaillé pour Les Ledermann et cela a été un moment important car Jean-Pierre Ledermann a une grande expérience et une approche des jeunes chevaux très mesurée et patiente. Cette rencontre m’a beaucoup marquée dans ma carrière, il me fait penser à Henry Prudent que j’ai la chance de côtoyer maintenant au Haras de Clarbec. A cette époque je montais également les chevaux pour Le Haras de la Pomme et Le Haras d’Ouilly – 14-15 chevaux par jour en moyenne. Je faisais beaucoup de route et beaucoup d’horaires mais je gagnais bien ma vie et je n’avais pas de logistique à gérer. C’était le bon côté de ce mode de fonctionnement.

Avec Sultane des Ibis

Avec Sultane des Ibis

Construire une carrière sportive

Mais j’avais envie d’obtenir de bons résultats sportifs et cela n’était pas facile avec cette formule. On ne peut pas toujours faire confiance aux propriétaires concernant la gestion du travail des chevaux et c’est difficile d’avoir des résultats quand on les monte deux fois par semaine.  J’ai donc commencé à réunir les chevaux des propriétaires dans une structure. L’élevage de Cormeilles comptait parmi mes premiers propriétaires, l’élevage d’Ouilly également. Je me suis installé d’abord au Brèvedent, ensuite à Saint Gatien et depuis 2013 j’ai posé mes chevaux au Haras des Mûriers. Mon alliance avec la famille Cottard fonctionne très bien, c’est une petite structure, je m’y sens chez moi, de mon côté j’aide à la remplir avec les chevaux de mes propriétaires et je coach les cavaliers maison. L’année dernière j’avais 25 chevaux, cette année j’ai réduit l’effectif à 15.

Avec Varenta GEM

Avec Varenta GEM

En octobre 2016 j’ai été contacté par le Haras de Clarbec avec la proposition de venir monter les chevaux au Haras deux fois par semaine. Je n’étais pas forcément prêt à l’accepter vu que ma structure marchait très bien avec les chevaux de plusieurs propriétaires mais après une discussion de deux semaines j’ai accepté la proposition et aujourd’hui j’y travaille à mi-temps. Il faut avoir pas mal d’expérience et la tête bien sur les épaules pour travailler dans une maison aussi importante car on a pas mal de pression et il faut pouvoir y résister. Je ne cours pas après les 5 étoiles toutes les semaines mais j’aimerai y goûter. C’est possible avec Chacco Rouge que je monte depuis quelques mois car c’est un cheval exceptionnel qui passe avec aisance tous les paliers. Il est courageux, respectueux, et s’applique pour faire plaisir à son cavalier. C’est un cheval qui a les moyens d’affronter le plus haut niveau. Comme il a eu des soucis de santé il a été préservé et a conservé beaucoup de fraîcheur. A son côté il y a Sultane des Ibis, Vahine de Favi et Varenta Gem. Dans mon écurie j’ai également Tourterelle d’Elle qui a déjà fait des GP à 150 – et qui pourra aussi épauler Chacco pendant de beaux concours.

Avec Chacco Rouge à Deauville

Avec Chacco Rouge à Deauville

Les chevaux qui ont compté

Le premier qui a beaucoup compté c’est Pearl Harbor, c’est avec lui que j’ai fait mes premières grosses épreuves à l’époque de mon travail pour les Ledermann. J’étais timide alors qu’il n’avait peur de rien, il m’a donné de l’assurance. La deuxième c’était évidemment Oxygène d’Eglefin, une battante qui m’a apporté de la régularité. Quand elle était en forme on pouvait être sûr d’obtenir un bon classement. Et c’est avec elle que j’ai obtenu deux fois le titre de Champion de France. Ce doublé m’a vraiment apporté de la reconnaissance du milieu. Maintenant avec Chacco Rouge j’espère monter le plus haut possible – on a un cheval pour le faire et la propriétaire très motivée, alors tout est possible.

Avec les chevaux il faut rester philosophe

Avec les chevaux il faut toujours rester philosophe car on ne sait jamais… Je ne sais pas si mon aventure avec le Haras de Clarbec va durer mais on fait au mieux sur le moment présent. On fait un métier de passion. On est motivé par la volonté de faire des beaux parcours et des bons résultats mais en réalité sur vingt parcours il y a souvent un parfait qui s’est déroulé exactement comme on voulait, pour les autres on rumine en se disant « j’aurais dû faire mieux ». Mais c’est toujours le parcours réussi qui nous motive pour la suite.

 

 

 

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LE MONDE DE SAUT D’OBSTACLES DOIT EVOLUER OU MOURIR

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Le Comité Olympique International (IOC) a résolu d’adopter une nouvelle liste de disciplines sportives qui devraient attirer l’attention des jeunes générations de supporteurs. Face à cette évolution « c’est changer ou mourir », dit l’Américain John Madden qui gère une écurie qui a produit quelques meilleurs chevaux et cavaliers au monde – y compris son épouse Elisabeth (connue comme Beezie).  Elle est une des meilleures cavalières au monde et est resté au moins une décennie au top du classement en ayant gagné quatre médailles, dont deux d’or aux Jeux Olympiques. Photo: Pénélope Leprevost et Flora de Mariposa aux JO de Rio

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 » Si jamais on perdait la capacité de présenter notre sport aux Jeux Olympiques, dit John Madden avec une grimace, ce serait un désastre complet qui causerait un énorme préjudice à l’ensemble de de la filière ». John Madden est aussi le premier vice-président de la Fédération Équestre Internationale (FEI) et a contribué au changement de format des équipes de saut d’obstacles pour les prochains JO. La modification de la règle impose une équipe plus petite – trois cavaliers à la place de quatre – et chaque performance va compter désormais dans le résultat final. Les partisans de cette réforme affirment qu’on élimine ainsi un système de notation lourd et compliqué. En attendant que John Madden et ses collègues réussissent à faire adopter le changement et donc sécuriser la participation de la discipline de saut d’obstacles aux JO 2024 de Paris ou Los Angeles, de nombreux cavaliers attachés à la tradition expriment leur mécontentement. Photo: Philippe Rozier et Rahotep de Toscane aux JO de Rio

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Des nouveaux supporteurs activement recherchés

« Tous les sports doivent évoluer pour être sur le marché, dit Ian Allison de Spruce Meadows, qui est aussi le président de l’Alliance d’Organisateurs du Saut d’Obstacles (Aliance Of Jumping Organizers). Vous pouvez faire des changements en respectant la tradition tout en visant une nouvelle base de supporteurs. Cela permet une plus grande universalité. Les gens ne savent pas qu’il y a 150 pays qui ont des fédérations équestres. Ce changement signifie que plus de pays et plus d’équipes vont pouvoir participer aux Jeux Olympiques. Photo: Kevin Staut et Rêveur de Hurtebise à Rio

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Thomas Back, président du IOC, a applaudi le changement de programme de JO, qui comprend maintenant un nombre croissant de sports « modernes » tels que basket-ball de rue, l’escalade sportive, freestyle BMX ou karaté. Ce sont des sports qui se pratiquent dans les villes et sont facilement accessibles à un public vaste et jeune. « Universalité est essentielle » dit Madden, on doit faire développer notre sport dans des endroits comme l’Asie. Nous devons trouver un moyen de déplacer librement les chevaux partout le monde et d’exposer un maximum de public à ce que ces athlètes peuvent faire. » Photo: Bosty et Sudney Une Prince à Rio

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Karen Polle est d’accord

Karen a 24 ans, c’est une star montante qui possède la double citoyenneté américaine-japonaise et qui a choisi de concourir pour le Japon pour avoir plus de chance de retrouver une équipe olympique aux Jeux de Tokyo, mais aussi pour faire la promotion de son sport au Japon. « Les courses des galopeurs ont un succès énorme au Japon mais le saut d’obstacles est très mineur, explique Karen. Pourtant c’est un sport très beau et unique. Il a du potentiel parce que c’est excitant. Les Jeux de Tokyo offrent la possibilité de le démontrer. » Photo: Astier Nicolas médaille d’argent indivividuelle du concours complet à Rio

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Sport pour l’égalité des sexes

Une carte que toutes les disciplines équestres olympiques – saut d’obstacles, dressage et concours complet – peuvent jouer c’est le fait que le sport est désormais considéré comme un moyen de lutte pour l’égalité des sexes. Suite à l’ajout de relais mixtes dans la natation, l’athlétisme et le triathlon ainsi que dans de nouveaux sports, près de 49% des athlètes aux jeux de Tokyo seront des femmes. C’est plus que jamais un record dans l’histoire. « L’AGENDA 2020 parle de l’égalité des sexes et nous sommes des champions de l’égalité des sexes », souligne Madden. Effectivement, le sport équestre, qui a fait partie des Jeux Olympiques depuis 1912 à Stockholm, est vraiment le seul sport dans lequel les hommes et les femmes concourent pour la même médaille d’or – c’est ainsi depuis 1956 et les Jeux de Melbourne, en Australie. « Je n’ai jamais pensé que le fait que je sois une jeune femme soit un désavantage, affirme Karen Polle.  Etant cavalière je n’ai jamais été privée d’une opportunité parce que je suis une femme. Idéalement c’est comme ça que cela devrait être pour tous les sports. » Photo: Astier Nicolas, le bonheur

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« Les règles que nous avons adoptées dans le saut d’obstacles sont une victoire pour un sport éthique d’haute qualité, insiste Madden. Nous avons pris au sérieux l’Agenda 2020, nous avons travaillé dur, on l’a disséqué pour bien nous présenter au CIO. Les concurrents dans ce sport visent les Jeux Olympiques. Je sais que le rêve de chaque petite fille qui commence l’équitation es de participer aux Jeux et non de gagner beaucoup d’argent ». Karen Polle confirme : « Si c’est comme ça qu’on doit faire pour maintenir ce sport sans les Jeux Olympiques, alors il faut le faire. Pour moi ça a été toujours mon objectif, les Jeux, c’est le summum de tout notre travail ». Photo: Karim Lagouag

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Ecrit par Scott Russell CBC Sports 17 juin

Le rappel

Fédération Equestre Internationale a voté le 22.11.2016 à Tokyo le changement de réglementation pour les futur JO d’été. Seulement trois cavaliers par équipe et tous les scores comptent. La, possibilité de recours à un réserviste est maintenue. Pour le saut d’obstacles l’épreuve individuelle va se dérouler avant la compétition par équipe. Objectif : augmenter le nombre de participants donc l’universalité des sports équestres. Sur 107 nations présentes à Tokyo seulement onze fédérations nationales ont voté contre, dont la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Suisse et la Nouvelle Zelande.