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CINQ CHOSES DE LA VIE APPRISES GRACE A L’EQUITATION

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Mon histoire d’amour et respect pour ce noble animal a commencé par un coup de foudre.  J’avais trois ans quand j’ai regardé pour la première fois un cheval à la télé et depuis ce jour-là ma vie a été bouleversé. J’ai dû attendre jusqu’à l’âge de 8 ans pour pouvoir monter (à l’époque le poney club n’était pas à la mode) et je me suis présentée à l’école d’équitation de Valencia. Une fois sur selle, j’ai été frappée à nouveau par une émotion indescriptible, Le monde autour de moi était disparu, il y avait que le cheval e moi. On avait créé un lien, un dialogue très subtil, l’amour était né. En grandissant je voulais faire de cette passion un métier. Après mes études de vétérinaire j’ai décidé de me consacrer à la préparation sportive du cheval de saut d’obstacles. La compétition ne m’a jamais intéressée par contre j’étais séduite par l’idée de former des chevaux jour par jour dans le respect et l’harmonie. L’idée de faire sortir le mieux de chaque cheval en s’amusant a été pour moi une priorité. J’ai eu la chance de travailler à côté de grands hommes du cheval que m’ont appris à être patiente et juste mais surtout les chevaux ont été pour moi des grands professeurs. Une vraie école de vie. Tu ne peux mentir jamais à un cheval et il est toujours sincère, travailler jour par jour avec eux m’a appris à être maître de moi-même, de mes émotions et d’être à l’écoute de leurs besoins.

Voilà un article très intéressant d’une cavalière américaine Sarah Eder qui a fait de son expérience avec les chevaux le moteur de sa sagesse dans la vie de tous les jours.

Myriam Latorre Tomas

 

CINQ CHOSES DE LA VIE APPRISES GRACE A L’EQUITATION

TOUJOURS REMONTER A CHEVAL

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  Nous avons tous au moins une fois dans la vie tombé de notre cheval nous retrouvons dans la boue et secoué en se demandant comment cela a pu arriver. Si tu montes à cheval, tu sais que tomber fait partie du jeu. Et on nous a dit depuis notre enfance que quand on tombe on doit TOUJOURS remonter à cheval (sauf une commotion cérébrale évidemment). Ça aide à surmonter les peurs, apprendre de ses erreurs et à reprendre la confiance pour la prochaine fois. Ce principe est probablement le plus important dans la vie également.

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Car la vie n’est pas si différente. On est toujours confronté aux challenges et aux échecs que nous mettent par terre, mais si à chaque fois on se rappelle qu’il faut se remettre debout et regarder en face l’adversité, on est capable de dominer nos peurs et surmonter nos erreurs. Quel que soit l’échec ou le doute, il faut toujours se relever, enlever la poussière et remonter sur ce cheval métaphorique.

ETRE PATIENT ET RESPECTER LES DISTANCES

Pénélope Leprevost et Urano de Cartigny

Pénélope Leprevost et Urano de Cartigny

Ce principe concerne surtout les cavaliers d’obstacles mais je suis sûre que l’on peut l’extrapoler à d’autres disciplines. Tu calcules ta distance pour sauter, tu galopes et tout d’un coup tu as un doute, tu deviens anxieux et avant de réaliser ce qui se passe : boom, tu te précipites et en conséquence tu encaisse un refus, tu fais tomber une barre ou tu es obligé de faire une volte. Nous avons tous été punis un jour pour ne pas avoir suivi le rythme et de précipiter plutôt que d’avancer en confiance. On retrouve la même situation dans la vie de tous les jours, on veut les choses TOUT DE SUITE, on est si concentré qu’il nous arrive d’oublier de nous détendre et de laisser le rythme faire la magie. Avec un bon galop, rythme et équilibre, chaque distance peut être la bonne. Plus on devient tendu et anxieux, plus on commet des erreurs. La même chose est valable pour la vie. Plus on essaye de faire pousser nos objectifs, plus on interfère dans la réalisation de nos plans et plus on est enclin à commettre des erreurs. Parfois la meilleure chose à faire dans la vie est d’être prêt, attentif et patient- et la bonne opportunité se présentera d’elle-même.

EXERCICE PARFAIT APPORTE LA PERFECTION

Jos Kumps et Nelson Pessoa les grands Maîtres

Jos Kumps et Nelson Pessoa les grands Maîtres

Nos entraîneurs – George Morris en tête – nous ont inculqué ce principe dès notre jeune âge et c’est quelque chose que j’essaie de mettre en pratique dans ma vie de tous les jours. Il n’est pas suffisant de pratiquer sans arrêt, faut-il encore le faire d’une manière parfaite, sinon vous renforcez vos mauvaises habitudes. La perfection est inaccessible évidemment, mais si vous vous efforcez d’avoir les réflexes d’équitation techniquement correctes, alors, sous la pression de la compétition, vous avez plus de chances d’effectuer un bon tour et de réussir. Ce concept vaut aussi dans la vie réelle. Quelle que soit l’activité que vous pratiquez, il n’est pas suffisant de répéter souvent, faut-il encore le répéter correctement. Plus vous vous concentrez en donnant le meilleur de vous-même dans des situations moins stressantes, plus il est probable de réussir face à un défi important.

TOUJOURS REVENIR AUX FONDAMENTAUX

Myriam et Quabri de l'Isle

Myriam et Quabri de l’Isle

C’est une philosophie de vie que je ressens très fort, mes élèves l’aiment ou la détestent, mais je la pratique toujours. Quand rien ne marche, revenez aux fondamentaux. Tu as un cheval que touche les barres avec les postérieurs ? Tu as des problèmes avec les transitions ? Tu as des problèmes de changement du pied au galop ? Alors il faut retourner aux fondamentaux. Je crois que quel que soit le problème concernant le cheval ou le cavalier, on peut toujours le résoudre en revenant au dressage de base et à une bonne position en selle. Parfois on désire et on espère une réussite irréalisable Quand on est plus humble on peut se permettre de faire un pas en arrière et réévaluer ce qu’est le plus important, ce que l’on veut obtenir et comme faire pour réussir. La vie est déjà assez compliquée, on n’a pas besoin de la compliquer davantage. Simplifier les choses est souvent la meilleure façon de réussir.

FAITES-VOUS PLAISIR !!!

Margaux Rocuet et Astalavista

Margaux Rocuet et Astalavista

J’ai été toujours été très compétitive et mon cas s’est encore aggravé avec l’âge. Pourtant mes entraîneurs me répétaient sans arrêt dès mon enfance que l’équitation doit être amusante. Rien à faire, je n’arrivais pas à l’intégrer. Parfois on prend la compétition tellement au sérieux que l’on oublie de nous faire plaisir et même on peut générer de l’anxiété ou du ressentiment. La vie n’est pas si différente. Plus on travaille, plus on s’efforce d’obtenir quelque chose – une maison plus grande, une voiture plus jolie ou une promotion – on oublie que dans la vie il y a aussi d’autres priorités. Si on oublie de prendre du plaisir en courant derrière nos buts alors pourquoi se fatiguer? Avoir des objectifs et s’efforcer pour les réaliser c’est admirable mais il ne faut pas leur sacrifier notre santé ou notre bonheur. La compétition à haut niveau m’a appris que gagner ce n’est pas tout, et qu’elle peut ruiner quelque chose d’essentiel comme amour. Il est important de profiter de la vie maintenant et de ne pas se focaliser sur le flot ou la victoire. La vie est trop courte pour la gâcher pour une compétition de plus. Il faut avoir des objectifs sans oublier de s’amuser et vivre avec passion.

Sarah Eder