ParisMastersGP-15-870x450_t

PATRICE DELAVEAU AU SOMMET DE PARIS

Il en a rêvé, de gagner ce Grand Prix des Masters de Paris et c’est une chose faite. Le Normand Patrice Delaveau avec Lacrimoso 3 HDC, hongre Holsteiner de 11 ans, il s’est imposé au barrage face à Simon Delestre avec Ryan des Hayettes. Le trio de tête étant complété par Billy Twomey associé à Tinka’s Serenade, une « grand-mère » de 18 ans en super forme ! Les Longines Masters de Paris se terminent ainsi en apothéose, devant un public ému aux larmes, fier de ses champions et fier de son événement parisien qui a vraiment souri aux Français pendant ces quatre jours.
Le Grand Prix, très attendu, qui clôturait les Masters ce dimanche le 6 décembre a réuni la fine fleur des cavaliers mondiaux dont Scott Brash et Eric Lamaze. Le parcours dessiné par le chef de Luc Musette était technique mais seize couples avaient réussi à se sortir de tous les pièges dont cinq Français, y compris la toute jeune Alexandra Paillot associée au Polias de Blondel qui lui a donné tout récemment le titre de Champion de France. Roger-Yves Bost avec Pégase du Mûrier qui a fait un tour puissant et maîtrisé, Pénélope Leprévost avec Flora de Mariposa semblait une de favorites très sérieuses, Simon Delestre et Ryan des Hayettes  et Patrice Delaveau avec Lacrimoso 3 HDC très en forme.

13928

Billy Twomey, le très sympathique Irlandais ave sa jument de 18 ans, Tinka’s Serenade, s’est installé le premier sur le fauteuil du leader du barrage avec un double sans faute (38.00). Juste avant lui Bosty, malchanceux avec les problèmes de ferrure avant et pendant le tour, a imposé un beau tempo dès le départ et se mettait en position du gagnant avec 37.73 mais a fait une malheureuse faute sur le dernier oxer. Sergio Alvarez Moya et Carlo 273 ont été encore plus rapides avec 36.85 mais avec le même résultat : une faute. Maikel van der Vleuten a fait un très beau tour sans faute avec VDL Groep Arera C mais est resté derrière Billy Twomey avec 38.13 – ce sera la quatrième place. Pareil pour l’Américaine Lauren Hough et sa très rapide Ohlala – sans faute en 38.47 et cinquième place au final. La Suissesse Jane Richard Philips a serré au maximum ses virages, mais son grand cheval, pas très souple n’a pas pu faire mieux que 40.35 – sixième place. Martin Fuchs, le jeune Suisse tenant du titre, a fait de son mieux avec Clooney 51, un bon fils de Cornet Obolensky de 9 ans et avec 40.91 a été classé septième.
Pénélope Leprévost et Flora de Mariposa sont entrées en battantes comme elles savent le faire et en effet, elles partagent avec Moya et Carlo 273 le deuxième meilleur temps du parcours – 36.85 – mais aussi, hélas une touchette qui les met à la huitième place. Simon Delestre et son formidable Ryan des Hayettes ont décidé de saisir leur chance tout en soignant quelques abords pour éviter les fautes. Ryan a survolé les obstacles et Simon a battu le chrono de Billy – avec 37.94 il était désormais le leader, comme la veille. Chrisitan Ahlmann pouvait encore faire la différence mais il a fait une faute il restait donc un seul cavalier à venir lui tenir tête – son compatriote Patrice Delaveau.
Patrice est parti à fond, a serré les virages d’une manière très spectaculaire et a transmis sa détermination au cheval qui a décidé de lui faire confiance. Le temps qui semblait impossible à atteindre – 36.08 – et le parcours d’anthologie terminé par une des victoires les plus culottées de l’histoire des sauts d’obstacles. On retrouve ainsi notre Vice-Champion du Monde de nouveau au top.

12304014_531813406981598_7990494854279991766_o
Le champion a déclaré devant les micros d’Equidia Life : « Je suis vraiment très content car je n’avais jamais gagné ici. Le cheval a sauté deux fois pendant le week-end et a gagné deux fois. Les autres chevaux ont aussi été exceptionnels. Les chevaux sont en forme il faut en profiter. Avant le barrage, je suis sorti un peu car j’étais passé tard dans la première manche et j’avais peur qu’il ait un peu de mal à récupérer. Il a d’ailleurs touché beaucoup d’obstacles, il manquait un peu d’oxygène mais c’est un crack et il m’a tout donné. »